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2008-12-01 11:57:54 : Olne Spa Olne, 30 Novembre 2008

Olne –Spa Olne 2008

« Pour que l'âme se soulève,
Vers la transe, descendons »

Digest de l’épreuve
65 kms, 1950 D+
Météo entre -1° et +5°, humidité plus de 90%, vent nul à faible ; Matinée : nuageux entre coupé de belles éclaircies ; Neige à partir de midi 30 jusqu’à 14h30 ; Après midi nuageuse avec quelques rares éclaircies.
Terrain gras (très), avec 60% de boue, 25% de chemins durs et 15% d’asphalte
Levé du soleil 6 heures (non, c’est moi, ça) levé du soleil 8h15, couché 16h35
Petit déjeuner : un croissant sucré, un pain au chocolat, deux jus d’orange, et trois cafés.

« Allons y danser, laisser couler,
C’est le moment de rire et d’aimer
Allons y danser, allons y rêver,
Comme c’est bon de vivre »

8h10, départ
Il ne pleut pas, il fait froid, il y a du monde et c’est dans la détente que nous partons pour cette journée de course. L’âge des participant(e)s va de 17 à 79 ans, pour dire la diversité des personnes rencontrées.
Les premiers kilomètres nous donnent un rapide aperçu de ce que seront les autres, à savoir boueux, mouillés et difficiles. Il fait très glissant et je suis content d’avoir mes chaussures à crampons, un peu moins efficaces sur le dur, mais oh combien confortables sur le gras. Le paysage est toujours aussi beau, même si le soleil n’est pas encore de la partie. Je n’ai pas mon APN ; la météo prévoyant du très mauvais, j’ai préféré ne pas l’avoir sur moi, et déjà, je le regrette. Nous sommes toujours plus ou moins groupés, enfin étendus sur quelques centaines de mètres lorsque nous arrivons au pied des premières côtes. Nous papotons, discutons de tout et de rien avec les personnes que nous découvrons au gré des groupes. Je rencontre la Castafiore, Mercatore, chapichapo et bien d’autres. Les premiers 10 kms sont parcourus en 1h10. Pas facile de courir avec un kilo de boue à chaque pied et encore bien, les chemins se confondent parfois en ruisseau et l’on peut patauger dans l’eau pour se nettoyer les pieds. Après une heure 45 de course, nous atteignons ND de Banneux, j’en profite pour remplir mon bidon à l’eau de Source, et fait pieusement le Chemin de Croix que je traverse. Encore deux kms, et j’arriverai au premier ravitaillement.
Un groupe de coureurs s’agglutine autour de la table qui fleure bon le pain d’épice, les raisins, et autres douceurs. Je sors ma bouteille de genièvre et m’en prend un rasade. Je le crie encore bien fort, cette délicatesse vaut toutes les boissons énergétiques que l’on puisse trouver sur le marché, et est, ce qui n’est pas négligeable, un produit naturel !

« Au-delà des sommets et des sentiers battus
Au large où la terre s'offre au soleil
Plus loin que l'arrière
Et n'ayant jamais vu
Nature flamber ses merveilles
Là-bas m'attire.
Comme aspiré par l'à-côté,
Je mets mes pieds dans l'sens opposé de mes pas. »

Nous quittons le bois Wisselez pour descendre sur Theux via Jevoumont. Le soleil nous illumine la vallée, et la vue que nous avons est magnifique, la rivière, le château de Franchimont, le village, les bois alentours… presque en vacances ! Nous prenons maintenant la direction de Spa, et du bois de Staneau, et bois de la Longue Hé. Nous plongeons dans la foret sous les chants des oiseaux qui nous accueillent. Les paysages sont superbes. Je me sens bien, je suis bien. Je cours sur le plat, dans les descentes, et marche les côtes fortes. Forme et plaisir sont là. Je longe maintenant le sommet de la vallée et le chemin qui me conduit à Spa m’offre une vue sur la ville qui m’en donne des frissons. Il est midi 20, et j’arrive au deuxième ravitaillement.
Je sors mon ravitaillement, m’enfile deux gaufres aux fruits, et me tape un bon whisky.
Assis à coté de moi, un comparse inconnu en a assez, et veut stopper. Je lui tend mon verre, il en boit une rasade, sans trop savoir ce qu’il buvait. Surpris, me dit tout de même merci. Après 5 minutes, je le vois reprendre des couleurs, et partir, il terminera !
La neige commence à tomber, nous sommes très vite tout trempés par cette eau lourde qui nous tombe sur la tête. J’ai l’impression que ce sont les arbres qui nous pleurent.
Nous sommes repartis à 4 ou 5 mais très vite, la fatigue aidant, nous nous perdons de vue, et c’est dommage. Courir sous la pluie ne m’a jamais ennuyé, et je continue seul mon petit bonhomme de chemin. Je remonte de temps en temps l’un ou l’autre participant. Certains disent parfois qu’une bonne descente repose… celle-ci, le long de l’autoroute, vers Polleur, à plus de 15 % dans la boue, nous tue ! presque le repos éternel ! Les jambes cassées, je repars pour le ravito suivant, j’avance avec la régularité d’un métronome, pas vite, mais toujours en courant.

« Dieu que la route est longue ...
Suivre la route et
Semer les vents
Les dos sont voûtés quand
Le grand manteau noir descend
D'encre et sans
Y laisser
Le moindre pis-aller.
Dieu que la route est longue”

Il est 15h15 lorsque j’arrive au troisième ravitaillement. Je retrouve l’un ou l’autre concurrent autour d’une soupe bien réconfortante. Nous discutons de la suite, la terrible suivante, 150m à 25% dans la boue pure et molle ! Une gorgée de genièvre et je repars, sous les yeux intrigués des mes comparses.
Bon, cette cote, cette put… de côte, je me la fais, calmement, toujours heureux de mon choix de chaussures. La suite, le long de la Vesdre, sera dur, car ce ne sont que succession de petite cotes et descentes mortelles à ce stade de la course. Je chanterais bien Suchon, et « on avance », il pleut encore, alors pourquoi en remettre une couche ?!?
16h35, officiellement, le soleil se couche, moi pas ! Il commence à faire sombre, la nuit tombe vite.
17 heures 10, dernier ravitaillement. Je le fais au vin et pain sec. Que des bonnes choses, et termine par un genièvre (si, il en restait !) et je le partage avec les bénévoles qui sont bien amusé de voir mon carburant du jour. Il fait maintenant noir, et je n’ai pas ma frontale. Je cours à la sensation, et je m’entend que le bruit des arbres, de ma respiration, de mes pas. Pas un oiseau, pas un animal, comme si la nature s’était figée à cette entrée d’hiver. Sur l’asphalte, ça va, mais lors de la traversée des bois, ce sera plus périlleux. Sur deux cents mètres, je vais devoir arrêter de courir pour cause de trop de danger. J’ai cette faculté de bien distinguer, dans l’obscurité, le relief, mais là, s’en était de trop, et après avoir glissé deux fois, je n’ai pas voulu, à trois kms de l’arrivée, finir en civière pour une bêtise. Je dépasse un dernier coureur à 1 km de l’arrivée, l’invite à me suivre, mais il n’en peut plus, à trop mal aux jambes. Je termine en 10 heures, heureux et frais. Encore une belle. Une bonne douche, une bonne bière, de bonnes pâtes.

« De l'autre rive
On voit le soleil en plus beau
Et la magie jaillir des fontaines
De l'autre rive »
Entre l'océan et l'îlot
S'égaye la vague en peine «

Bonsoir, Nouch, bonne journée ?
Oui, à demain…
Deux mondes, deux mondes…

« On se fait des amours, on se fait des amis
On change de parcours, ça tombe dans l’oubli
Et je rentre chez moi et je ne reconnais pas
Ni mon toit ni mon lit ni ma mère

Je repartirai plus loin ou bien je reste ici »

Merci à Philippe Lafontaine qui m’a accompagné tout au long de cette journée…

Les réactions

Par , le 2008-12-01 13:42:14
Bravo jeune homme, un bel exemple pour la jeunesse.

Par l'AB, le 2008-12-01 14:38:31
Magnifique CR et bel exploit de cap !

Genièvre, whisky et eau lourde démontrent tes qualités à maîtriser parfaitement la poésie des ravitaillements.

Bonne continuation.

Par caf de belgique, le 2008-12-01 15:00:17
Genièvre whiskey et pourquoi pas un bon cigare ?

Par joke-man, le 2008-12-01 15:19:38
'tain ! nous on attend la fin de la course pour prendre l'apéro. on marche sur la tête là, c'est le monde à l'envers. la biz aux caf-caf

Par nenni, le 2008-12-01 15:26:47
pourquoi pas de cigare ? simplement parce que je ne fume pas.

Par babou, le 2008-12-02 14:23:07
Trop impatiente d'attendre ton CR sur le site courir-au-féminin, j'ai fait une petite indiscrétion par ici...
Heureuse de voir que tu t'es éclaté une fois de plus !

Par LINDA, le 2008-12-02 15:04:47
Bonjour Nenni,

Whaou, encore un exploit : 10h de courses, et visiblement bien gérée par du carburant de pays? t'en as de droles d'idées toi : du Guenièvre dans la gourde?? fallait y penser!!! boire ou courir toi tu as admirablement fait les 2!!J'espère que tu n'as pas perdu des points sur ton chrono!!

Merci pour ces belles photos, et t'avais vraiment pas l'air de souffrir!

Grosses bises et bonne récup' à toi.

Linda

Par Chapi Chapô, le 2008-12-02 21:40:07
Super CR ... faudra quand même un jour que je goutte ... ta goutte ... dans un verre à ... goutte !!! comme on dit en bon liégeois !!! et po nin l'rouvi ALLONS LIDJE

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2008-09-30 15:48:55 : Millau 2008 - 20 photos - 10 réactions

Je l'attendais, celle là, avec impatience !
Si Millau 2007 avait eu une signification toute particulière, Millau 2008 était la course du retour. Du retour du mental, du physique, de moi, simplement.
Mal préparé physiquement (seulement 200 bornes à pied depuis juillet) mais superbement mentalement (je savais que Brinouille m'accompagnerait, que j'y trouverais Barbie, Eric, DanL...) C'est assez serein que j'ai entrepris le voyage vers le sud, ce vendredi 26.

Arrivés à Millau vers 20h00, nous sommes allés retirer les dossards à la salle des fêtes, pour ensuite dîner avec Barbie et ses troupes.

Samedi matin, Marie, notre hôte du week end, nous avait préparé un superbe petit déj et c'est bien 'calés' que nous débarquons à Millau. Je sens Brinouille sur des charbons ardents, avec une envie d'en découdre sur le bitume. La rencontre avec Momo et DanL la dynamise encore plus.
Je finis calmement de me préparer alors qu'elle tourne un peu en rond. Un amusant contraste.
Elle m'abandonnera vers 9h25, pour aller au point de rencontre coureurs-vélos, à Aguessac, à 6 kms du départ officiel.
Bon, 9h55, dernier coup de fil à Linda pour lui faire écouter la fanfare locale qui s'époumone à nous jouer du folklore local, et puis Bang ! le coup de tonnerre pour faire fuir tout le monde. Il est 10 heures.
Il y a beaucoup de spectateurs dans les rues, et la sortie de Millau est très belle. Le soleil est là, un petit vent raffraichit.

Les premiers kms sont tristounets, je suis seul, sans accompagnatrice... mais bon, je ronge mon frein et patiente. J'ai de bonnes sensations, et avance bien, papotant avec d'autres concurrents. Le premier ravitaillement me donne la possibilité de gouter à sandwich fromage, et je vous en assure, je n'aime pas du tout le camenbert-crème ! Même avec de la bière, il ne passe pas.
Enfin, elle est là ! Je retrouve mon accompagnatrice du jour. 6 kms sont faits, J'ai chaud. Il fait beau !
Le début de parcours est facile, je le savais, et vais plus vite qu'en 2007. Je profite autant des ravitaillements, mais mange moins, un petit peu moins, ce qui ne sera pas le cas de tout le monde, mais je tairai son nom !
Nous ne savons pas où est Barbie, nous ne l'avons pas vue au départ, et au dizième km, une silhouette bien connue nous rattrape. Elle est là, à coté de nous, Notre Barbie... bon, là, j'en rajoute oui, mais ça nous a fait plaisir de la voir arriver.
Nous nous en y perdons un peu dans les meneurs d'allure qui nous dépassent sans trop de règle, et d'après mes calculs, les premiers kms se font sur un temps de 11 heures. Illusoire, bien sur, mais théorique. Et ce qui devait arriver arrive, Barbie s'éloigne, avec son groupe de supporters.

Brinouille a découvert que des mûres sont délicieuses à manger, et s'arrète tout le temps pour en cueillir et m'en proposer ! Je la soupçonne de s'en goinfrer mais n'ose rien dire, tant elle me fait rire à se précipiter sur ces trésors.
Il est treize heures, et il commence vraiment à faire chaud. J'ai fait presque 25 kms, et sens que l'eau que je bois ne me désaltère pas. Brinouille me préparera mon premier sachet de sel réhydratant pour bébé (AllHydrate, retenez ce nom). C'est vraiment agréable d'avoir quelq'un avec soi pour être aidé, soutenu. Nous papotons beaucoup avec les autres coureurs, nous nous amusons comme des gosses. Quand je n'interpèlent pas les gens pour être applaudi, j'embrasse une petite vielle qui nous félicite pour notre course... Les kms, eux, défilent.
Le passage du marathon se fait en 5h40. Nous quittons de suite la salle de contrôle pour s'enfiler la seconde boucle. Et surtout les premières difficultés. Nous sommes avec le meneur d'allure des 15 heures pour monter sous le viaduc, Brinouille piaffe toujours, et pédale toujours aussi allègrement. La journée est vraiment belle. Une amie de Barbie m'accompagnera dans le descente vers St Georges, moment bien agréable.
Je tairai le passage entre St georges et St Rome, que je trouve horrible, et c'est en chantant que nous passons le temps. De temps à autre, dans ce paysage digne de Jurassic Parc, un ptérodactyle passe au dessus de nos têtes, en criant... je n'ose rien dire à Brinouille, qu'elle ne prenne peur (pas de l'oiseau, de moi !) Pour moi, ce héron que je vois voler, c'est dans mon assiette que je le voudrais...
Bref, on avance ! lentement, mais on avance. Fred et Linda nous demandent de temps en temps de nos nouvelles, nous informe de l'état de Barbie; c'est bien agréable de se sentir entourés.
Nous croisons les premiers, que nous saluons et encourageons fortement. Nous aurons même droit à un sourir du premier de l'épreuve, pourtant en plein effort.
60 kms ! Et la montée de Saint Rome, avant de rejoindre Saint Affrique. C'est toujours en chantant et jouant que nous commençons la montée. Nous allons croiser DanL, pas en plein effort, il ne pédalait même pas... mais aura le temps de nous rendre en photo... Nous y verrons Momo, en vrai extra trestre, tant l'aisance qu'il montrait était bluffante ! Cette côte est dure, mais belle, et nous savons, comme l'a aussi écrit Barbie, que nous n'avons même plus un marathon à faire...
Le dernier ravito avant Saint Affrique est tout aussi gastronomique et ludique que les autres. Je m'amuse avec une petite dame qui esssaye d'entrer en communication téléphonique avec quelqu'un et qui, sans s'en rendre compte, commence à me parler croyant être au téléphone...
Bref, on viendra dire que l'on n'est pas sérieux ! Il est presque 19h30 et nous descendons vers S-A.
Dans la descente, à 200 mètres de nous, je reconnais la ligne de notre poupée blonde et Brinouille et moi scandons son pseudo à tue-tête. Il faut dire qu'elle est vraiment belle à voir courir, et j'en oublie de prendre mon appareil photo pour fixer l'instant. Elle à l'air en pleine forme ! Nous savions par Fred qu'elle faisait un beau parcours, et nous en avons eu la confirmation de visu.
Saint Affrique, enfin ! plus que 28 kms ! mais dont la sortie, après le ravito, est démentielle : une côte de 5 kms, dans le noir maintenant. J'ai froid, et sens que Brinouille, qui m'a été d'une aide inimaginable depuis le matin, commence à saturer. La pauvre crapahute depuis 10h30 à mes cotés, et si de jour, cela passe parcequ'elle peut se distraire de ce qui nous entoure, la nuit nous isole, et le froid nous glace. Il nous faudra 50 minutes pour sortir de cette difficulté; nous nous réchauffons au sommet autour d'un brasero, puis repartons, et chantant, mais sans trop d'enthousiasme. La vue des concurrents nous croisant dans la montée nous désole, et nous souffrons pour eux.
Pour nous, ce ne sont plus que 17 kms lorsque nous débouchons dans la vallée. Une petite soupe, un bout de pain, et nous repartons. Ces départs de salle sont très durs, et nous grelottons de froid. Brinouille décide de pousser son vélo pour se réchauffer (elle fera les 15 derniers kms à coté de son guidon !). Je me sens mal à l'aise de l'avoir entrainée dans cette aventure, même si elle ne dit mot, je la sens loin. Un dernier petit en cas, une petite soupe, encore, et une petite dizaine de kms...
Une petite dernière cote, et un gros coup de fatigue pour mon accompagnatrice. Elle tentera de reprendre le vélo, mais ne parviendra pas à rouler droit, et reprendra la course. C'est avec beaucoup de plaisir que nous découvrons le panneau 95 kms et nous soupirons. 97ème km, Brinouille revit ! Elle me tire littéralement sur les derniers kms, m'imprimant un rythme que je tiens difficilement. Et enfin, la ville, les dernières rues, la remontée du parc... Brinouille dépose son vélo, me tire dans la rampe nous conduisant à la salle et c'est main dans la main que nous passons la ligne. Elle l'a fait, son 100 kms, elle l'a fait.
Pendant qu'elle se restaure, je me fait masser. Il est trois heures du matin, nous disons au revoir à Ric12 et partons dormir.
Je me sens bien, elle va mieux et a retrouvé son sourir. Nous avons passé une magnifique journée !
Je ne saurai trop la remercier pour son accompagnement.
Et merci aussi à Momo, Barbie, DanL, Ric, Mireille, Nico, Fred, Linda, Eric et tous les autres, pour leur présence, leur rencontre.

Nous sommes mardi, j'ai recouru 5 kms ce midi...

2008-09-09 15:42:32 : OHM TRail, (B) Aywaille, 08 septembre 35 kms et 1700 D+ - 11 photos - 12 réactions

Ohm Trail, 8 septembre, Aywaille, Belgique
1700 m de D+ pour +/- 35 kms.
Ohm, symbole de résistance… j’avais déjà commencé un de mes CR sur ce trail de cette manière ; cette année, ce symbole prend toute sa valeur !
Après mes ennuis de cette fin de premier semestre et ayant trouvé en l’industrie pharmaceutique mon principal sponsor, j’aborde ce début de saison sur des œufs : comment retrouver la confiance en moi, et comment courir, en plus du reste, avec la borréliose et mon asthme ? En m’inscrivant sur cette course que je connais, je savais les risques grands, mais étais aussi conscient que si les résultats étaient positifs, le moral reviendrait au top.

Dimanche 8 , 8 heures.
Levé, douche et petit déjeuner copieux, pour être à 9 heures 15 sur place.
La journée commence bien, les organisateurs n’ont pas pris en compte ma pré-inscription… un signe ? je pars, je reste ? je pense à autre chose, et retombe dans un mutisme, je me prépare, chaussette gauche, chaussure gauche, cho 7 droite …
10 heures, brieffing, 10h10, départ ! Avec mes misères et mon sur poids, cela fait presque 6 semaines que je ne cours plus, et ai juste 100 kms de préparation…

Après 500 mètres de plat, certains diront d’échauffement, les festivités commencent : passer de 122 m d’altitude à 330 mètres sur quelques centaines de mètres… on dirait les Alpes. Je ne pense à rien, et cours comme un robot, sans plaisir mais sans douleurs non plus. Le parcours en ce moment, est identique à celui de l’année précédente ; l’organisateur a bien prévu quelques changements, je me réjouis de voir de quoi il en retourne. Malgré la pluie fine du matin, il fait assez chaud, et parfois le soleil nous réchauffe, je me détend lentement. Les paysages et nature sont toujours aussi beaux. D’un bref calcul, après10 kms, et 400 mètres de D+, au pied d’un put… de côte, le déclic ! le genre de truc qui vous fait passer de l’état de spectateur à celui d’acteur, une poussée d’adrénaline pas possible telle un coup de pied aux fesses ! Au fait, cette cote, un mur, en légère courbe, qui vous donne l’impression d’embrasser le ciel.
Il y a 1h10 qui je suis parti, et j’atteins le premier ravitaillement. Tout va bien.
Je bois mais comme à Desvres, je ne mange pas. La sortie de la vallée est en forte pente, et je remonte un groupe de marcheurs. Cela me dynamise. Les 500 mètres suivant seront d’un autre registre, pas en difficulté, mais courir dans les hautes herbes me fait peur, et je repense à cette saloperie de tique qui m’a fait tant de mal. Je paierais cher le cantonnier pour qu’il vienne débroussailler ce passage.
Je descend maintenant vers le Ninglinspo, lieu touristique mythique de la région, superbe, enchanteur, magique en balade, à pied, mais en course, même lente, très technique ! Je ne sais sur combien de mètres, le chemin longe le ruisseau, et le traverse de gauche à droite, sur de petits ponts en rondins. Je choisis la facilité et passe au travers de tout, en ligne droite, pataugeant dans l’eau. Je prend maintenant du plaisir à courir. Le deuxième ravito est au dessus d’une butte, petite, mais hard ! Je prend 5 minutes pour papoter et boire. Il fait beau.
Montées et descentes se suivent, se ressemblent. Les petits changements apportés au parcours le rendent encore plus dur et technique que l’année précédente. Pour le puriste, ce n’est que du mieux, mais pour le néophyte qui venait s’initier au trail, ce n’est pas une bonne chose.
27 kms, et dernier ravitaillement. A vol d’oiseau, il reste 1km, sur le terrain, il en reste 6 . Yves et Dominique, les GO, nous font monter et descendre à flanc de vallée. C’est beau de voir, sous différents angles, le même château accroché à la colline, mais je n’ai pas l’impression d’avancer, et cela me tue. Mais enfin, le bout du tunnel ! Enfin le bout, la dernière côte plutôt, mais de cela, j’en suis sur, c’est la dernière ! Nous passerons de 150 mètres d’altitude à 310 mètres sur 300 mètres de cote ! Dur en fin de parcours, mais sentir l’écurie me booste. Je n’ai pas eu de douleur, de réel problème sur le parcours, je suis content !
De bonne augure pour la suite, avec Millau fin septembre.
Mes problèmes ne m’ont pas trop affectés, si ce ne sont d’énormes douleurs aux genoux et aux omoplates (problèmes liés médicaments) pas de coup de fatigue, de douleurs nerveuses, musculaires, rien de bien ennuyant à signaler. La machine a tenu !
Il est 15h10 et j’en termine.
Ma femme m’attend. Je bois une bière, un coca. Je n’ai pas de gout à manger, pourtant, j’ai droit à un « boulet-frites-salade ». Je rentre direct à la maison, je prendrai un bon bain chez moi.

Le moral revient, le physique me laisse tranquille. Une nouvelle saison recommence. Aujourd’hui, j’ai couru seul tout le temps, j’ai eu du temps pour moi, du temps pour vivre, rêver, penser… un bon lavage de cerveau.
48 heures après cette course, et avoir recouru ce midi une dizaine de kms, mon asthme ne m’ennuie plus, et aucune douleur à la course n’est apparue.

non, pas de photo de moi cette fois, je ne tiens plus la comparaison avec Fred...

2008-06-16 18:48:10 : Trail de la Faïence, Desvres (62), 48 kms - 18 photos - 7 réactions

Drôle d'état d'esprit pour participer à cette première et comme on le dit chez nous, plus envie d'aller me pendre que de courir...
La visite auprès de nos amis vetiéglisois me reconforte tout de même.
Après un samedi récréatif dans le Pas de Calais, je termine ma journée en achevant de préparer mes effets pour le lendemain. La nuit ne sera pas reposante.
Levé à 6 heures, douche rapide et départ pour Desvres, distant d'une quarantaine de kms.
Je prend mon dossard, vais déjeuner (deux croissants, un pain choco, deux cafés et un jus d'orange, rien que du diététique) et me rendors dans la voiture. il est 8h15 lorsque je me réveille. Il fait gris, la pluie menace.
Je retrouve, près de l'arche de départ, Doudou, autre Céleste qui a fait le déplacement.
8h50, la drache ! tout le monde s'abrite et prie, les yeux non pas vers La Mecque, mais vers le ciel.
9h05, je m'éclate ou je m'éclate !?! Départ. Les +/- 300 participants aux deux épreuves s'élancent. Je suis très vite dans le peloton de queue, mais je m'en fous, j'ai la tête ailleurs, et je me demande même si j'ai ma tête.
Je fais les premiers kms avec Doudou, mais rapidement, au gré de mes photos et de mes fréquents arrèts, il me distance. Je vais vagabonder de côtes en côtes, seul, ou avec de temps en temps une rencontre, mais brève. Le paysage est beau, les sentiers sont super glissants, et la météo nous épargne. Je tourne en 1h10 aux 10 premiers kms. Je parviens de temps en temps à me distraire, mais ai l'oeil sur ma montre et je me prend souvent le poul. Je viens de monter à 170 puls au sommet d'une côte. Je suis partagé entre crainte et j'en-foutisme; je végète.
Le premier ravitaillement est au km 19, et j'y suis en 2h25. Je suis lent et régulier, je n'ai mal nulle part, je n'ai toujours pas ma tête. Je rencontre Georges, qui en est à son premier long trail (il n'a pas encore fait plus de 30 kms en course). Nous papotons un peu, mais je n'ai pas envie, et pourtant, grâce à lui, mon moral va tout doucement revenir. Ce ne sera jamais la grande forme, mais le sourir me revient.
La sortie de la vallée où était niché le ravitaillement est raide, sur plus ou moins 300 mètres d'un chemin de moutons, le long d'une cloture, et à plusieurs reprises, je manque de m'embrocher dans les fils barbelés, je n'ai plus la vue claire. Une descente en pente douce me permet de reprendre mes esprits. Il est presque midi. Le ciel se couvre de gros nuages gris, et il commence à greler. Des arbres nous protègent de la grèle et amortissent les chocs.
Le deuxième ravitaillement, au 28ème km, est ateint en 3h30. Je suis toujours avec Georges. L'averse n'a pas duré, mais a été suffisante pour rendre extrèmement gras les chemins. Le mélange de terre et de craie est un cocktail détonnant en matière de glisse, et il nous faut tout notre instinct de survie pour ne pas être par terre à chaque pas.
Le soleil va vite revenir, et réchauffer l'atmosphère, à defaut de sècher les sentiers.
J'ai arrèté de prendre mon poul, la sensation d'engourdissement de machoire est suffisante pour savoir que je suis dans le rouge, et pourtant, au niveau muscles, je ne suis nulle part. Je relance en côte, sur plat, partout, sans difficultés. Georges, lui, commence des crampes... les kms lui pèsent.
32ème km : bifurcation. Ceux qui veulent arrèter, peuvent retourner directement au point de départ, les autres repartent pour un boucle de 16 kms... Georges hésite, me regarde et me suit. Les chemins deviennent durs, le soleil tape de plus en plus fort. Le Pas de Calais n'est pas haut, mais n'est pas plat !
Je viens de me rendre compte, après 35 kms, que je n'ai rien mangé (une barre de grains de sésame, deux morceaux de pommes) ni rien bu (un litre d'eau et deux cocas), depuis le départ à 9 heures. Je n'en ressens pas les effets. Ce seront mes gamins, qui adorent les crasses que je mange en course, qui seront contents de ce que je vais leur ramener. Nous ne savons pas trop ou nous en sommes question classement, mais sommes largement dans les temps de la barrière horaire.
Perdus au beau milieu de la campagne, nous retrouvons les ravitailleurs du troisième poste. Il nous reste 5 ou 6 kms. Notre temps de passage au marathon est de 5h30. Les crampes de George le paralyse et il doit s'arrèter fréquemment pour s'étirer. Pour une fois que je n'ai pas mon arnica et mon cuprum, ils auraient bien servi.
Sans être la grande joie, j'ai retrouvé du plaisir sur cette fin de course, avec le luxe d'une côte entière à 165 puls minutes. De toutes manières, j'arrive au bout de ce trail, et le reste n'importe peu.
C'est en compagnie de la femme et des enfants de mon compagnon de route que nous faisons les derniers mètres. 6h22 pour boucler ces 48 kms. J'aurais pu aller plus vite, je n'ai pas pu, pas su.
Je ne me suis pas éclaté, ni éclaté.
Je tourne en rond, je rame.
Maintenant, il va falloir que je relativise...
Beau trail tout de même, et pour une première, une réussite.
Une épreuve à mettre, pour l'année prochaine, à son agenda !

2008-06-13 13:03:50 : Ca casse - 2 photos - 5 réactions

On a beau vouloir faire l'amour, c'est la guerre...
Superbe chanson que celle là.

27/15 de tension artérielle à 145 puls/minute, et arrèt du test à l'effort à 155 pour cause de danger trop important.
Un sprinter atteint cette tension durant quelques secondes, moi, je la tiens durant plusieurs minutes, avec le risque qui en découle.
Alors que je cours pour me laver, la course me noie. Le monde à l'envers, ami ou ennemi ?
Un banal pontage, et ce serait fini, ami ou ennemi...

"Comme une sentinelle dans la nuit
Je suis debout, je vis ma vie
Et je crie : "Qui va là, ami
Ou ennemi ?"
Je marche au hasard dans la ville
Et d'orage en file de taxi
J'passe à l'orange je crie : "Ami
Ou ennemi ?"
Y a ceux qui vous disent : "You and me"
Qui vous passent sur le corps et puis
Vous laissent de jolies cicatrices
Les amis, les ennemis"
Maurane

Quand rien ne tourne rond...

Sans préjugé du sens à lui donner, dimanche, je m'éclate.

2008-05-15 13:31:14 : les Caracoles Célestes - 24 photos - 7 réactions

Bon, Ben pas de quoi fouetter un chat... un gros 100kms, 101 pour être précis, et 2950 M de D+... va falloir qu'ils pensent à organiser une course pour homme... ces ballades dominicales deviennent lassantes...
Bref, 2h30, dimanche matin, jour du Seigneur, des communions... je sors du lit, prends une douche et déjeune : une boîte de riz au lait chocolaté, café et jus de fruits... je pars sous le regard suspicieux de ma femme, il est 3 heures.
Arrivé à Namur vers 4 heures, je finis de déjeuner en m'enfilant tartines de confitures, café, prends mon dossard et termine de me préparer.
"Mais bon Dieu, qu'est ce que je fous là ?!?" Nous sommes 160 à nous poser la même question, et c'est à 5h15, après un rapide brieffing, que nous démarrons.
Il fait encore noir, mais personne n'a sa frontale, nous voulons tous profiter de la magie d'un lever de soleil sur la ville. La descente vers la vallée se fait en troupeau indiscipliné, et les rires nerveux commencent à faire place au silence.
Les premières descentes et montées se passent dans la bonne humeur; le début de parcours ne trahit pas ce qui nous attend. Les côtes ne sont pas trop dures mais nous sommes tout de même prudents et en gardons sous le pied, au cas où...
Je suis prudemment La Castafiore et Mercator, deux rodés du long, me disant que les suivre me permettra d'avoir une allure sage. Je fais la connaissance de Joe, avec lequel je ferai les 50 premiers kms. Tout en papotant, regardant le paysage, prenant des photos, le temps passe calmement, je suis bien, en forme. Il commence à faire chaud et déjà, sur le coup de 8 heures, les 20° sont atteints. Je bois énormément et sens que la journée ne sera pas de tout repos.
Après 3h15 de course, nous arrivons au premier ravitaillement. Contrairement aux trails normaux, ce ne sont pas des individuels qui courent, mais des groupes, et ce sont plus d'une vingtaine de personnes, en pleine brousse, qui mangent et discutent ensemble. Je mange et bois, sirote un peket et repars, toujours en compagnie de Joe. 750 M de D+ et 25 kms de faits.
Je suis étonné de ma forme, et dois calquer ma course sur La Casta pour ne pas me brûler. La traversée de certains villages est amusante car il nous arrive de passer devant des églises à la sortie de messe, et devant les communiants que l'on photographie, cela fait parfois désordre, un peu comme un essain de guèpes qui fondent sur leur proie.
Après 37 kms, nous retrouvons l'organisateur, rubalise à la main... Surpris en flagrant délit de débalisage ? non, plutôt le contraire, car un forestier à enlevé le marquage sur plusieurs kms, sous prétexte de traversée de terrains privés. Comique, le mec. Nous suivons les conseils du chef pour retrouver, trois kms plus loin, le balisage de la course. Il est presque midi, la température est de 25°, j'ai déjà bu 5 litres d'eau, je commence à avoir faim.
7h15, temps de passage au 50ème km, 1500 M de D+ de fait.
Bon, maintenant, on décompte ! Je prend 20 minutes de pause pour manger et boire, et repars seul, mon équipier du matin est déjà parti, et les autres mangent encore...
La nature est vraiment superbe, le soleil brille, le parcours toujours aussi splendide. Pour peu, à nous voir nous promener ainsi, on pourrait croire à la marche Adeps du village d'à coté, si ce n'est que nous savons tous ce que nous avons fait, et surtout ce qu'il nous reste à faire.
59ème km : nous traversons un haut lieu de l'histoire. Durant la guerre 40, Hitler, parti pour négocier, en train, à la frontière italienne, se terre dans le tunnel que nous traversons en courant, pour échapper aux bombardements alliés. La fraicheur du tunnel tranche singulièrement avec la température extérieur qui est maintenant à 30° au soleil.
Encore bien que des points d'eau sont accessibles car il fait vraiment chaud. il est 14 heures, et j'ai un fameux coup de barre, j'ai envie de m'endormir... je repense à Millau 2007, et me laissse planer dans mes souvenirs...
Ca y est, je déconnecte, mon esprit s'évade. Arrivé à un point d'eau, je bois à même la fontaine, et l'eau plus que nature me grise. Je continue seul, perdu dans mes pensées, je suis loin.
Il est maintenant 16 heures 45, j'ai fait 75 kms, 2250 M de D+ et ai bu 8 litres d'eau. Je sature. Une concurrente avait mis sur une table des sachets de ORS, solution réhydratante pour nourrissons, et j'en prend un verre.
Génial, ce truc, infâme à boire, mais oh combien régénérateur, je ne peux que le conseiller à toutes et tous qui courez sous le soleil !
Et toujours ces côtes, et toujours ces descentes, et toujours ce paysage aussi bucolique. Ca y est ! Même si mon esprit vagabonde, mon corps suit ! La forme est de nouveau là, je ne dors plus, je prends de temps en temps mes puls au dessus des montées, et suis rarement au dessus de 130.
Des supporters nous font la fête à chaque endroit possible, la fête est belle, réussie !
90 ème kms, une amie me donne les derniers tuyaux de course, et je pars à l'asssaut des derniers 11 kms, dont deux grooooossses côtes, et des bosses de chameau. Nous sommes de nouveau 8 à courir ensemble, et ne nous lacherons plus. La traversée de Namur se fait dans la rigolade jusqu'à ce que nous ne trouvions plus de marques de course ! Un comparse habitant Nanur nous indique un chemin nous reconduisant vers la citadelle. Cette personne, en moins de trente seconde, s'est fait 7 ennemis. Son petit chemin, fastoche, a en fait un pourcentage moyen de 18%, avec deux passages à 35%, pas longs (10-15 mètres) mais qui, après 100 kms, nous tuent !
Et enfin, la délivrance, l'arrivée ! Le temps qui nous sépare sur papier n'est du qu'au doigté du chronomètreur sur le clavier. Cela n'a pas d'importance, tant l'accueil des spectateurs et la chaleureuse ambiance nous prend aux tripes.
Il est 21h30, il y a 16h09 que je suis parti.
je suis bien, J'en ai une fois de plus pris plein les sens, la vue, l'ouie, l'odorat; j'ai encore dans la tête les odeurs de colza, pivoines, foin fraichement coupé, bouleaux, de terre, de l'eau..., la beauté du paysage, le regard de ces gosses sortant d'une église stupéfaits de nous voir déblouler comme des extra-terrestres...
Je suis bien, je voudrais partager, je ne peux pas, je ne sais pas. Je bois une bière, j'essaye de manger, mais ai la gorge serrée. Je descend prendre une douche, je rentre. Il est minuit, je me glisse dans mes draps.
"Bonne nuit, Nouch, bonne journée ?
-oui, merci, et toi ?
-petite ballade bien agréable, à tout à l'heure..."
Lorsque deux mondes se retrouvent...

temps de passage au 25 kms : 3h15
temps de passage au 50 kms : 7h15
temps de passage au 75 kms : 11h50
arrivée 101 kms : 16h09
103ème sur 160 partants, 125 arrivés
température à 5 h : 15°
température à 10 h : 20°
température à midi : 25°
température à 15 h : 30°
température à 18 h : 20°
température à 21 h : 18°
10 litres d'eau bus, 2 litres d'autres liquides

C'était la première et peut-être la dernière édition de ce trail, mais avec les Célestes, chaque course, même ancienne, est une première !

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