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2008-06-16 18:48:10 : Trail de la Faïence, Desvres (62), 48 kms

Drôle d'état d'esprit pour participer à cette première et comme on le dit chez nous, plus envie d'aller me pendre que de courir...
La visite auprès de nos amis vetiéglisois me reconforte tout de même.
Après un samedi récréatif dans le Pas de Calais, je termine ma journée en achevant de préparer mes effets pour le lendemain. La nuit ne sera pas reposante.
Levé à 6 heures, douche rapide et départ pour Desvres, distant d'une quarantaine de kms.
Je prend mon dossard, vais déjeuner (deux croissants, un pain choco, deux cafés et un jus d'orange, rien que du diététique) et me rendors dans la voiture. il est 8h15 lorsque je me réveille. Il fait gris, la pluie menace.
Je retrouve, près de l'arche de départ, Doudou, autre Céleste qui a fait le déplacement.
8h50, la drache ! tout le monde s'abrite et prie, les yeux non pas vers La Mecque, mais vers le ciel.
9h05, je m'éclate ou je m'éclate !?! Départ. Les +/- 300 participants aux deux épreuves s'élancent. Je suis très vite dans le peloton de queue, mais je m'en fous, j'ai la tête ailleurs, et je me demande même si j'ai ma tête.
Je fais les premiers kms avec Doudou, mais rapidement, au gré de mes photos et de mes fréquents arrèts, il me distance. Je vais vagabonder de côtes en côtes, seul, ou avec de temps en temps une rencontre, mais brève. Le paysage est beau, les sentiers sont super glissants, et la météo nous épargne. Je tourne en 1h10 aux 10 premiers kms. Je parviens de temps en temps à me distraire, mais ai l'oeil sur ma montre et je me prend souvent le poul. Je viens de monter à 170 puls au sommet d'une côte. Je suis partagé entre crainte et j'en-foutisme; je végète.
Le premier ravitaillement est au km 19, et j'y suis en 2h25. Je suis lent et régulier, je n'ai mal nulle part, je n'ai toujours pas ma tête. Je rencontre Georges, qui en est à son premier long trail (il n'a pas encore fait plus de 30 kms en course). Nous papotons un peu, mais je n'ai pas envie, et pourtant, grâce à lui, mon moral va tout doucement revenir. Ce ne sera jamais la grande forme, mais le sourir me revient.
La sortie de la vallée où était niché le ravitaillement est raide, sur plus ou moins 300 mètres d'un chemin de moutons, le long d'une cloture, et à plusieurs reprises, je manque de m'embrocher dans les fils barbelés, je n'ai plus la vue claire. Une descente en pente douce me permet de reprendre mes esprits. Il est presque midi. Le ciel se couvre de gros nuages gris, et il commence à greler. Des arbres nous protègent de la grèle et amortissent les chocs.
Le deuxième ravitaillement, au 28ème km, est ateint en 3h30. Je suis toujours avec Georges. L'averse n'a pas duré, mais a été suffisante pour rendre extrèmement gras les chemins. Le mélange de terre et de craie est un cocktail détonnant en matière de glisse, et il nous faut tout notre instinct de survie pour ne pas être par terre à chaque pas.
Le soleil va vite revenir, et réchauffer l'atmosphère, à defaut de sècher les sentiers.
J'ai arrèté de prendre mon poul, la sensation d'engourdissement de machoire est suffisante pour savoir que je suis dans le rouge, et pourtant, au niveau muscles, je ne suis nulle part. Je relance en côte, sur plat, partout, sans difficultés. Georges, lui, commence des crampes... les kms lui pèsent.
32ème km : bifurcation. Ceux qui veulent arrèter, peuvent retourner directement au point de départ, les autres repartent pour un boucle de 16 kms... Georges hésite, me regarde et me suit. Les chemins deviennent durs, le soleil tape de plus en plus fort. Le Pas de Calais n'est pas haut, mais n'est pas plat !
Je viens de me rendre compte, après 35 kms, que je n'ai rien mangé (une barre de grains de sésame, deux morceaux de pommes) ni rien bu (un litre d'eau et deux cocas), depuis le départ à 9 heures. Je n'en ressens pas les effets. Ce seront mes gamins, qui adorent les crasses que je mange en course, qui seront contents de ce que je vais leur ramener. Nous ne savons pas trop ou nous en sommes question classement, mais sommes largement dans les temps de la barrière horaire.
Perdus au beau milieu de la campagne, nous retrouvons les ravitailleurs du troisième poste. Il nous reste 5 ou 6 kms. Notre temps de passage au marathon est de 5h30. Les crampes de George le paralyse et il doit s'arrèter fréquemment pour s'étirer. Pour une fois que je n'ai pas mon arnica et mon cuprum, ils auraient bien servi.
Sans être la grande joie, j'ai retrouvé du plaisir sur cette fin de course, avec le luxe d'une côte entière à 165 puls minutes. De toutes manières, j'arrive au bout de ce trail, et le reste n'importe peu.
C'est en compagnie de la femme et des enfants de mon compagnon de route que nous faisons les derniers mètres. 6h22 pour boucler ces 48 kms. J'aurais pu aller plus vite, je n'ai pas pu, pas su.
Je ne me suis pas éclaté, ni éclaté.
Je tourne en rond, je rame.
Maintenant, il va falloir que je relativise...
Beau trail tout de même, et pour une première, une réussite.
Une épreuve à mettre, pour l'année prochaine, à son agenda !

Les réactions

Par riri, le 2008-06-16 20:19:51
effectivement il a l'air trè sympa ce trail ....
bonne récup l'ami nenni

Par marie, le 2008-06-16 22:40:13
un petit coucou nenni d'un forum a l'autre trop long pour moi mais surement sympa ce trail !
prends soin de toi !

Par georges, le 2008-06-17 09:57:00
merci a toi compagnon de route, ton aide et ta philosophie de l effort ma aide a franchir un cap qui n etait que des monts.de ce trail je retiens bien sur le superbe parcour ou j etais si petit et la rencontre de personne comme toi qui nous donnent des ailes pour franchir les difficultes. sur ton maillot. une inscription "coureur celeste" je crois que ce titre te va comme un gant. encore merci a toi et j espere te revoir sur d autre trail pour moi le prochain celui de la cote d opale( 53 km).merci

Par mielou, le 2008-06-17 10:54:00
là aussi, jolie carte de visite, avec ces courses nature qui suscitent l'engouement
encore un beau cr à mettre à ton actif

Par linda, le 2008-06-17 12:46:40
Coucou Nenni,

ton CR respire la lassitude, le ras le bol, avec le Jean Nemmar à chaque km!!!
hum hum!!! J'ai cru lire dans un lointain voyage de tout juste un mois..
que tu avais bouclé un 100 bornes.. et maintenant, un mois plus tard un 48km difficile!!!!
Et tu te demandes pourquoi "yé n'en po plou"???
Sérieusement, au vu de ton cr, malgré les beaux paysages que tu décrits très bien, et l'allure que tu maintiens finalement pas si mal, on sent le moral au niveau o.. Et pourtant, je ne sais pas comment tu fais, mais au vue du commentaire de Georges, tu arries quand même à motiver les autres et les encourager jusqu'au bout!!!

Va falloir, un jour que tu m'expliques comment tu fonctionne vraiment!!!

En tout cas, j'adore la photo du "avant" "après" du BBQ!!!
Et je constate une bien belle tenue de course!!!
Bonne récup à toi, et profite un peu de reposer tes musk et articulations!!!

A bientot

Linda

Par nenni, le 2008-06-17 17:55:59
merci Georges, merci à vous.
Cherche pas à comprendre, Linda, il n'y a rien à comprendre. Souviens toi simplement d'un déjeuner à la République. ;-) pour la tenue...

Par Brinouille, le 2008-06-17 18:27:12
Il te faudra sans doute un peu de temps pour retrouver tes marques et le sourire qui va avec, mais ça va revenir j'en suis sûre : )

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


la maison de la faïence


Doudou













Ravito 3




George




Un sourir, tout de même.


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2008-06-13 13:03:50 : Ca casse - 2 photos - 5 réactions

On a beau vouloir faire l'amour, c'est la guerre...
Superbe chanson que celle là.

27/15 de tension artérielle à 145 puls/minute, et arrèt du test à l'effort à 155 pour cause de danger trop important.
Un sprinter atteint cette tension durant quelques secondes, moi, je la tiens durant plusieurs minutes, avec le risque qui en découle.
Alors que je cours pour me laver, la course me noie. Le monde à l'envers, ami ou ennemi ?
Un banal pontage, et ce serait fini, ami ou ennemi...

"Comme une sentinelle dans la nuit
Je suis debout, je vis ma vie
Et je crie : "Qui va là, ami
Ou ennemi ?"
Je marche au hasard dans la ville
Et d'orage en file de taxi
J'passe à l'orange je crie : "Ami
Ou ennemi ?"
Y a ceux qui vous disent : "You and me"
Qui vous passent sur le corps et puis
Vous laissent de jolies cicatrices
Les amis, les ennemis"
Maurane

Quand rien ne tourne rond...

Sans préjugé du sens à lui donner, dimanche, je m'éclate.

2008-05-15 13:31:14 : les Caracoles Célestes - 24 photos - 7 réactions

Bon, Ben pas de quoi fouetter un chat... un gros 100kms, 101 pour être précis, et 2950 M de D+... va falloir qu'ils pensent à organiser une course pour homme... ces ballades dominicales deviennent lassantes...
Bref, 2h30, dimanche matin, jour du Seigneur, des communions... je sors du lit, prends une douche et déjeune : une boîte de riz au lait chocolaté, café et jus de fruits... je pars sous le regard suspicieux de ma femme, il est 3 heures.
Arrivé à Namur vers 4 heures, je finis de déjeuner en m'enfilant tartines de confitures, café, prends mon dossard et termine de me préparer.
"Mais bon Dieu, qu'est ce que je fous là ?!?" Nous sommes 160 à nous poser la même question, et c'est à 5h15, après un rapide brieffing, que nous démarrons.
Il fait encore noir, mais personne n'a sa frontale, nous voulons tous profiter de la magie d'un lever de soleil sur la ville. La descente vers la vallée se fait en troupeau indiscipliné, et les rires nerveux commencent à faire place au silence.
Les premières descentes et montées se passent dans la bonne humeur; le début de parcours ne trahit pas ce qui nous attend. Les côtes ne sont pas trop dures mais nous sommes tout de même prudents et en gardons sous le pied, au cas où...
Je suis prudemment La Castafiore et Mercator, deux rodés du long, me disant que les suivre me permettra d'avoir une allure sage. Je fais la connaissance de Joe, avec lequel je ferai les 50 premiers kms. Tout en papotant, regardant le paysage, prenant des photos, le temps passe calmement, je suis bien, en forme. Il commence à faire chaud et déjà, sur le coup de 8 heures, les 20° sont atteints. Je bois énormément et sens que la journée ne sera pas de tout repos.
Après 3h15 de course, nous arrivons au premier ravitaillement. Contrairement aux trails normaux, ce ne sont pas des individuels qui courent, mais des groupes, et ce sont plus d'une vingtaine de personnes, en pleine brousse, qui mangent et discutent ensemble. Je mange et bois, sirote un peket et repars, toujours en compagnie de Joe. 750 M de D+ et 25 kms de faits.
Je suis étonné de ma forme, et dois calquer ma course sur La Casta pour ne pas me brûler. La traversée de certains villages est amusante car il nous arrive de passer devant des églises à la sortie de messe, et devant les communiants que l'on photographie, cela fait parfois désordre, un peu comme un essain de guèpes qui fondent sur leur proie.
Après 37 kms, nous retrouvons l'organisateur, rubalise à la main... Surpris en flagrant délit de débalisage ? non, plutôt le contraire, car un forestier à enlevé le marquage sur plusieurs kms, sous prétexte de traversée de terrains privés. Comique, le mec. Nous suivons les conseils du chef pour retrouver, trois kms plus loin, le balisage de la course. Il est presque midi, la température est de 25°, j'ai déjà bu 5 litres d'eau, je commence à avoir faim.
7h15, temps de passage au 50ème km, 1500 M de D+ de fait.
Bon, maintenant, on décompte ! Je prend 20 minutes de pause pour manger et boire, et repars seul, mon équipier du matin est déjà parti, et les autres mangent encore...
La nature est vraiment superbe, le soleil brille, le parcours toujours aussi splendide. Pour peu, à nous voir nous promener ainsi, on pourrait croire à la marche Adeps du village d'à coté, si ce n'est que nous savons tous ce que nous avons fait, et surtout ce qu'il nous reste à faire.
59ème km : nous traversons un haut lieu de l'histoire. Durant la guerre 40, Hitler, parti pour négocier, en train, à la frontière italienne, se terre dans le tunnel que nous traversons en courant, pour échapper aux bombardements alliés. La fraicheur du tunnel tranche singulièrement avec la température extérieur qui est maintenant à 30° au soleil.
Encore bien que des points d'eau sont accessibles car il fait vraiment chaud. il est 14 heures, et j'ai un fameux coup de barre, j'ai envie de m'endormir... je repense à Millau 2007, et me laissse planer dans mes souvenirs...
Ca y est, je déconnecte, mon esprit s'évade. Arrivé à un point d'eau, je bois à même la fontaine, et l'eau plus que nature me grise. Je continue seul, perdu dans mes pensées, je suis loin.
Il est maintenant 16 heures 45, j'ai fait 75 kms, 2250 M de D+ et ai bu 8 litres d'eau. Je sature. Une concurrente avait mis sur une table des sachets de ORS, solution réhydratante pour nourrissons, et j'en prend un verre.
Génial, ce truc, infâme à boire, mais oh combien régénérateur, je ne peux que le conseiller à toutes et tous qui courez sous le soleil !
Et toujours ces côtes, et toujours ces descentes, et toujours ce paysage aussi bucolique. Ca y est ! Même si mon esprit vagabonde, mon corps suit ! La forme est de nouveau là, je ne dors plus, je prends de temps en temps mes puls au dessus des montées, et suis rarement au dessus de 130.
Des supporters nous font la fête à chaque endroit possible, la fête est belle, réussie !
90 ème kms, une amie me donne les derniers tuyaux de course, et je pars à l'asssaut des derniers 11 kms, dont deux grooooossses côtes, et des bosses de chameau. Nous sommes de nouveau 8 à courir ensemble, et ne nous lacherons plus. La traversée de Namur se fait dans la rigolade jusqu'à ce que nous ne trouvions plus de marques de course ! Un comparse habitant Nanur nous indique un chemin nous reconduisant vers la citadelle. Cette personne, en moins de trente seconde, s'est fait 7 ennemis. Son petit chemin, fastoche, a en fait un pourcentage moyen de 18%, avec deux passages à 35%, pas longs (10-15 mètres) mais qui, après 100 kms, nous tuent !
Et enfin, la délivrance, l'arrivée ! Le temps qui nous sépare sur papier n'est du qu'au doigté du chronomètreur sur le clavier. Cela n'a pas d'importance, tant l'accueil des spectateurs et la chaleureuse ambiance nous prend aux tripes.
Il est 21h30, il y a 16h09 que je suis parti.
je suis bien, J'en ai une fois de plus pris plein les sens, la vue, l'ouie, l'odorat; j'ai encore dans la tête les odeurs de colza, pivoines, foin fraichement coupé, bouleaux, de terre, de l'eau..., la beauté du paysage, le regard de ces gosses sortant d'une église stupéfaits de nous voir déblouler comme des extra-terrestres...
Je suis bien, je voudrais partager, je ne peux pas, je ne sais pas. Je bois une bière, j'essaye de manger, mais ai la gorge serrée. Je descend prendre une douche, je rentre. Il est minuit, je me glisse dans mes draps.
"Bonne nuit, Nouch, bonne journée ?
-oui, merci, et toi ?
-petite ballade bien agréable, à tout à l'heure..."
Lorsque deux mondes se retrouvent...

temps de passage au 25 kms : 3h15
temps de passage au 50 kms : 7h15
temps de passage au 75 kms : 11h50
arrivée 101 kms : 16h09
103ème sur 160 partants, 125 arrivés
température à 5 h : 15°
température à 10 h : 20°
température à midi : 25°
température à 15 h : 30°
température à 18 h : 20°
température à 21 h : 18°
10 litres d'eau bus, 2 litres d'autres liquides

C'était la première et peut-être la dernière édition de ce trail, mais avec les Célestes, chaque course, même ancienne, est une première !

2008-04-08 10:34:37 : Le tour des cimetières... - 1 photo - 13 réactions

Ce n'est pas la période de Toussaint, période que je déteste pour ce qu'elle traine derrière elle, mais ma dernière promenade dans Paris, ce vendredi.
Après avoir rédécouvert les sensations de la course en ville, ou plutot dans les parcs, en compagnie de ma complice de CAP jeudi fin de journée, une heure trente de mourche sous le soleil printanier, J'ai eu envie d'un peu plus.
Levé vers 6 heures, petit café à l'hotel, et en route.
Direction, les Buttes-Chaumont. Il fait déjà clair, et le soleil pointe, un peu de nuages. Je le sens bien, je vais m'éclater. Le parcours que j'ai choisi, sur plan, est plat, sur la route aussi. Ce ne sont pas les petites bosses rencontrées qui me tracassent. J'apprécie ces moments ou la ville encore endormie, m'accueille.
Le canal Saint Martin est seulement troublé par les quelques mouettes déjà debout en ce beau matin d'avril. Les boulevards et les rues encore déserts à cette heure ne semblent pas étonnés de me voir débouler à petite allure, et très facilement, j'atteint le parc des Buttes-Chaumont. Redescente vers le parc de Belleville et direction le Père Lachaise. Les merles s'en donnent à coeur joie... et dire que dans cet endroit qui regorge de vie, des gens pleurent...
Pas l'envie de m'éterniser, même si le voyage est magnifique. Je redescend vers la Nation, puis la Bastille, ou je retrouve le canal. La ville commence à s'animer, je ne sais pas l'heure, et mon estomac, mon horloge interne me réclame rien. Je suis bien. Traversée de la Seine, et je longe le Jardin des Plantes.
"-vous vous entrainez pour le marathon de Paris ?
-non, je me promène...
-vous faites le marathon de Paris, moi, oui...
-non, je suis de passage, et en profite pour me distraire un peu.
-mais pourquoi vous courez ?
-ben, euh ???
-je vois sur votre survet que vous avez été à Millau, un cent Kms ?
-oui, j'y suis aller.
-et un cent kms, c'est dur par raport au marathon ?
-ben un peu, c'est deux fois et demi la distance.
-et cela est dur, cela prend du temps ? par rapport au marathon ?
-ben trois fois plus de temps, voire quatre...
-parce que le marathon, c'est dur !!!
..."
J'hallucine, je suis en plein délire; il n'y en a qu'un et il faut que je tombe dessus... Arrèter à un feu, il faut qu'un benèt m'aborde. Bon, je sais, je suis belge, Linda me le fera remarquer quelques heures plus tard, mon bon Dieu, pourquoi à moi, et le matin...
Je n'attend pas la suite de cette formidable rencontre, je fuis !
Le jardin du Luxembourg me donne la possibilité de me cacher, afin d'être sur de na pas être suivi... Direction le cimetière de Montparnassse. J'entre dans un café, et me commande un café croissant. Le barman rie en me voyant, et me donne un cour de diététique. Je m'enfile mes croissants (3) mon café et mon jus d'orange, et repars, après 20 minutes de rires et blagues. Déjà, je remonte le Champs de Mars, traverse la Seine, et m'enfile les escaliers du Trocadéro. Oufti, c'est dur des escaliers, même quatre à quatre, il en reste assez pour me faire mal aux genoux.
La digestion se fait bien, Je vois l'Arc de Triomphe. La ville est maintenant bien animée, je croise d'autres coureurs, et de temps en temps, l'une ou l'autre répond à mes saluts. Je constate que les hommes sont des coincés, et que les dames sont bien plus sympathiques. Je traverse les Champs Elysées et file vers le Parc Monceau, Place de Clichy (j'évite les sex-shops) et passe à coté du cimetière de Montmartre.
Je dois être beau dans l'effort car deouis le début de ma randonnée, je ne compte plus le nombre de personnes qui se retournent sur mon passage (j'ai pris ma douche, ne pue pas, et mes vêtements sentent bon le frais, merci !). La butte de Montmartre est vite grimpée, facile de ce coté, et les escaliers encore plus vite descendu. Le manège ne tourne pas encore, au pied de la butte, mais j'ai la chanson de Stanislas dans la tête...
J'arrive à Barbes, et me dirige vers la gare du Nord, et mon hotel. Il est 9 heures, je suis bien. J'ai fait plus ou moins 25 kms, et non, je ne fais pas le marathon.
Pas de photos, vous devez, pour beaucoup, mieux connaitre la ville que moi.

2008-03-13 09:00:19 : Dans les Yeux... - 1 photo - 15 réactions

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Il est toujours trop tot pour dire "au revoir"
Il est toujours trop tard, lorsque l'on a dit "au revoir" pour dire je t'aime.
Ciao, maman.

"Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour

Tourne
Tourne
Tourne
..."

2008-02-25 12:59:24 : La Magnétoise, 24 février 08 - 12 photos - 4 réactions

Une belle journée météo est annoncée ce dimanche. Une belle journée de course se prépare.
La Magnétoise, un 64 kms avec 1800M de D+, un magnifique trail dont on ne fait plus la pub, car vraiment reconnu ! Un véritable concentré de tout ce que le trail fait de mieux, et une organisation au dessus de tout soupçon.
Bon, c'en est fini du digest de l'épreuve, à moi, maintenant.
Levé à 6 heures, douche, et en vitesse au Point Chaud d'Aywaille, pour un petit déjeuner diététique d'avant course ( un bon café, un croissant sucré, un pain chocolat et un jus d'orange).
Il ne faut pas traîner, car le départ du bus qui nous enmène au point de départ est prévu vers 7h30, et je me rend en vitesse à Olne, au Chalet, pour retirer mon dossard, retrouver les copains, et attendre le bus.
Pour une fois, le départ est donné à l'heure, et les 180 inscrits (inscriptions limitées à 150...) s'élancent sur les chemins de la course. Je me sens en pleine forme, ces derniers temps, et ai un espoir secret de terminer avec un bon résultat. L'avantage de bien connaitre la région me facilite le travail car je peux gérer mes forces en fonction du terrain, et, croyez moi, il faut bien gérer; pour plusieurs raisons, dont les deux seuls ravitaillements, en eau pour le premier, et complet pour le deuxième (j'ai bien écrit deuxième et non second...), le fait que le dénivellé soit important, et que chaque descente se solde automatiquement par une montée du même acabit, que le sol sera gras en moultes endroits, et que 64 kms, ce n'est pas rien. La température matinale est de 10°, miraculeux pour un mois de février.
Les premières montées et descentes se suivent trop régulièrement, et distrait, je me trompe de chemin, trop sur de moi, perdu dans mon euphorie de course. Par chance, je suis suivi par un coureur plus intelligent, et après 300 mètres, ne voyant plus de marque, il me rappelle à l'ordre et me remet sur le droit chemin. J'ai beau connaître le parcours, il est des endroits que je préfère en photo, comme cette côte de +/- 500 mètres, mais pour 100 M D+, dans un endroit magnifique que l'on nomme l'Eau Bleue (ma seule transpiration lors de ce passage aurait suffit à Catherine Laborde pour annonncer qu'il ne manque pas d'eau dans nos nappes phréatiques). Le soleil est de la partie, et la température continue de grimper.
Je me ballade avec l'un ou l'autre coureur, et chose étonnante, je parviens à soutenir le rythme de personnes plus capables que moi; ce que je perd sur plat, je le retrouve en côte, et nous avançons ensemble.
Le premier ravitaillement est là, au 25 ème kms, et j'apprend qu'une trentaine de concurrents se sont trompés. Je repense à mon camarade qui m'a rattrapé un peu plus tôt, et pense aux kms supplémentaires que j'aurais du faire. Merci l'esprit trail. il y a 3h08 que je cours.
Je ne sais comment il s'appelle, mais un homme fera les 20 kms suivant avec moi, et je l'en remercie, car il me donnera de la précieuse eau, de l'eau platte, sans rien, neutre, et Dieu que c'est bon. Je me suis trompé lors du dosage de mon isoxan dans mon bidon, et je bois un truc écoeurant, dégoutant. Une gorgée de temps en temps passe, mais n'avoir que cela, non, pas possible.
Nous ferons les 20 kms suivant en 3 heures, en papotant de tout et de rien, en nous régalant de ce que la nature nous offre. Pour peu, nous nous mettrions en maillot et sauterions dans les ruisseaux, tant l'atmosphère est printanière.
45ème kms : le deuxième ravitaillement est un classique du genre, avec du sucré, du salé, des boissons à gogo et,... ben oui, et, du peket ! Je repars avec mon compagnon de route, mais un peu fatigué, le lache lors d'une remontée de pré. Je retrouve alors Jacky, avec lequel je ferai une partie de la fin de course. Je suis étonnamment frais, parviens à courir tous les plats et descentes , voir même les faux plats qui s'étalent devant moi. Ma forme est là, bien là, et même si mes mésaventures et rencontre avec cette brave danoise à luxembourg d'il y a un mois, me gène encore un peu, je tourne bien. Un troisième larron se joint à nous, Frédéric, rencontré lors de Olne Spa Olne, et nous repartons de plus belle, portés par nos discussions.
Nous descendons le "chemin de croix" qui relie N.D. de Banneux à Fraipont, et là, au pied de cette descente, surprise, un troisième ravitaillement. Nous avons fait 57 kms, et je prends une bonne Jupiler, une bonne blonde. Elle descend comme de l'eau et m'apporte de la fraicheur en cette chaude journée. Un apéro complet, en pleine course, avec cacahuètes, Tuc et chips.
Il reste 8 kms, une heure d'après nos estimations.
les kms se déroulent comme sur tapis, et à 5 kms de l'arrivée, je vois un concurrent avec un sac à dos assis sur le bas côté de la route. Le sac lancé loin de lui me montre qu'il commence à en avoir assez de ce compagon de route... Quelques mots suffisnet à comprendre la situation; Bernard s'entraine pour le marathon des sables et cours avec son sac. Il a mal au dos, et ne sais pas trop quoi faire de son encombrant passager. Ni une ni deux, j'empoigne le sac, me le met sur le dos, et repars lesté d'un tout nouveau sac raidlight... Je ferai les derniers kms en repensant à la Trans Aquitine, et les sensations de course vécues sur la cote landaise.
Nous ferons, Frédéric, le sac et moi, les 19 derniers kms, assez faciles il est vrai, en 2h35 minutes.

Bilan donc de cette journée, des amitiés confirmées, un superbe temps de 8h45, et une confirmation de ma forme actuelle.
Un bon couscous accompagné d'une Leffe brune, m'accompagne pour cette fin de journée.
Que demander de plus, si ce n'est que vous puissiez partager les mêmes plaisirs, les mêmes émotions, les mêmes rêves...

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