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2008-05-15 13:31:14 : les Caracoles Célestes

Bon, Ben pas de quoi fouetter un chat... un gros 100kms, 101 pour être précis, et 2950 M de D+... va falloir qu'ils pensent à organiser une course pour homme... ces ballades dominicales deviennent lassantes...
Bref, 2h30, dimanche matin, jour du Seigneur, des communions... je sors du lit, prends une douche et déjeune : une boîte de riz au lait chocolaté, café et jus de fruits... je pars sous le regard suspicieux de ma femme, il est 3 heures.
Arrivé à Namur vers 4 heures, je finis de déjeuner en m'enfilant tartines de confitures, café, prends mon dossard et termine de me préparer.
"Mais bon Dieu, qu'est ce que je fous là ?!?" Nous sommes 160 à nous poser la même question, et c'est à 5h15, après un rapide brieffing, que nous démarrons.
Il fait encore noir, mais personne n'a sa frontale, nous voulons tous profiter de la magie d'un lever de soleil sur la ville. La descente vers la vallée se fait en troupeau indiscipliné, et les rires nerveux commencent à faire place au silence.
Les premières descentes et montées se passent dans la bonne humeur; le début de parcours ne trahit pas ce qui nous attend. Les côtes ne sont pas trop dures mais nous sommes tout de même prudents et en gardons sous le pied, au cas où...
Je suis prudemment La Castafiore et Mercator, deux rodés du long, me disant que les suivre me permettra d'avoir une allure sage. Je fais la connaissance de Joe, avec lequel je ferai les 50 premiers kms. Tout en papotant, regardant le paysage, prenant des photos, le temps passe calmement, je suis bien, en forme. Il commence à faire chaud et déjà, sur le coup de 8 heures, les 20° sont atteints. Je bois énormément et sens que la journée ne sera pas de tout repos.
Après 3h15 de course, nous arrivons au premier ravitaillement. Contrairement aux trails normaux, ce ne sont pas des individuels qui courent, mais des groupes, et ce sont plus d'une vingtaine de personnes, en pleine brousse, qui mangent et discutent ensemble. Je mange et bois, sirote un peket et repars, toujours en compagnie de Joe. 750 M de D+ et 25 kms de faits.
Je suis étonné de ma forme, et dois calquer ma course sur La Casta pour ne pas me brûler. La traversée de certains villages est amusante car il nous arrive de passer devant des églises à la sortie de messe, et devant les communiants que l'on photographie, cela fait parfois désordre, un peu comme un essain de guèpes qui fondent sur leur proie.
Après 37 kms, nous retrouvons l'organisateur, rubalise à la main... Surpris en flagrant délit de débalisage ? non, plutôt le contraire, car un forestier à enlevé le marquage sur plusieurs kms, sous prétexte de traversée de terrains privés. Comique, le mec. Nous suivons les conseils du chef pour retrouver, trois kms plus loin, le balisage de la course. Il est presque midi, la température est de 25°, j'ai déjà bu 5 litres d'eau, je commence à avoir faim.
7h15, temps de passage au 50ème km, 1500 M de D+ de fait.
Bon, maintenant, on décompte ! Je prend 20 minutes de pause pour manger et boire, et repars seul, mon équipier du matin est déjà parti, et les autres mangent encore...
La nature est vraiment superbe, le soleil brille, le parcours toujours aussi splendide. Pour peu, à nous voir nous promener ainsi, on pourrait croire à la marche Adeps du village d'à coté, si ce n'est que nous savons tous ce que nous avons fait, et surtout ce qu'il nous reste à faire.
59ème km : nous traversons un haut lieu de l'histoire. Durant la guerre 40, Hitler, parti pour négocier, en train, à la frontière italienne, se terre dans le tunnel que nous traversons en courant, pour échapper aux bombardements alliés. La fraicheur du tunnel tranche singulièrement avec la température extérieur qui est maintenant à 30° au soleil.
Encore bien que des points d'eau sont accessibles car il fait vraiment chaud. il est 14 heures, et j'ai un fameux coup de barre, j'ai envie de m'endormir... je repense à Millau 2007, et me laissse planer dans mes souvenirs...
Ca y est, je déconnecte, mon esprit s'évade. Arrivé à un point d'eau, je bois à même la fontaine, et l'eau plus que nature me grise. Je continue seul, perdu dans mes pensées, je suis loin.
Il est maintenant 16 heures 45, j'ai fait 75 kms, 2250 M de D+ et ai bu 8 litres d'eau. Je sature. Une concurrente avait mis sur une table des sachets de ORS, solution réhydratante pour nourrissons, et j'en prend un verre.
Génial, ce truc, infâme à boire, mais oh combien régénérateur, je ne peux que le conseiller à toutes et tous qui courez sous le soleil !
Et toujours ces côtes, et toujours ces descentes, et toujours ce paysage aussi bucolique. Ca y est ! Même si mon esprit vagabonde, mon corps suit ! La forme est de nouveau là, je ne dors plus, je prends de temps en temps mes puls au dessus des montées, et suis rarement au dessus de 130.
Des supporters nous font la fête à chaque endroit possible, la fête est belle, réussie !
90 ème kms, une amie me donne les derniers tuyaux de course, et je pars à l'asssaut des derniers 11 kms, dont deux grooooossses côtes, et des bosses de chameau. Nous sommes de nouveau 8 à courir ensemble, et ne nous lacherons plus. La traversée de Namur se fait dans la rigolade jusqu'à ce que nous ne trouvions plus de marques de course ! Un comparse habitant Nanur nous indique un chemin nous reconduisant vers la citadelle. Cette personne, en moins de trente seconde, s'est fait 7 ennemis. Son petit chemin, fastoche, a en fait un pourcentage moyen de 18%, avec deux passages à 35%, pas longs (10-15 mètres) mais qui, après 100 kms, nous tuent !
Et enfin, la délivrance, l'arrivée ! Le temps qui nous sépare sur papier n'est du qu'au doigté du chronomètreur sur le clavier. Cela n'a pas d'importance, tant l'accueil des spectateurs et la chaleureuse ambiance nous prend aux tripes.
Il est 21h30, il y a 16h09 que je suis parti.
je suis bien, J'en ai une fois de plus pris plein les sens, la vue, l'ouie, l'odorat; j'ai encore dans la tête les odeurs de colza, pivoines, foin fraichement coupé, bouleaux, de terre, de l'eau..., la beauté du paysage, le regard de ces gosses sortant d'une église stupéfaits de nous voir déblouler comme des extra-terrestres...
Je suis bien, je voudrais partager, je ne peux pas, je ne sais pas. Je bois une bière, j'essaye de manger, mais ai la gorge serrée. Je descend prendre une douche, je rentre. Il est minuit, je me glisse dans mes draps.
"Bonne nuit, Nouch, bonne journée ?
-oui, merci, et toi ?
-petite ballade bien agréable, à tout à l'heure..."
Lorsque deux mondes se retrouvent...

temps de passage au 25 kms : 3h15
temps de passage au 50 kms : 7h15
temps de passage au 75 kms : 11h50
arrivée 101 kms : 16h09
103ème sur 160 partants, 125 arrivés
température à 5 h : 15°
température à 10 h : 20°
température à midi : 25°
température à 15 h : 30°
température à 18 h : 20°
température à 21 h : 18°
10 litres d'eau bus, 2 litres d'autres liquides

C'était la première et peut-être la dernière édition de ce trail, mais avec les Célestes, chaque course, même ancienne, est une première !

Les réactions

Par yoyo78, le 2008-05-15 14:39:38
Bravo nenni ! Quelle superbe aventure !

Par L'Castor Junior, le 2008-05-15 14:58:19
Merci nenni pour ce chouette CR.
Ca fait envie, même si on sait que cette édition était la dernière... :-((

Par LINDA, le 2008-05-15 16:21:15
Coucou Nenni,

Ha bin justement, je voulais savoir comment c'était passé ton 100 bornes..
Enfin, 101 dalmatiens?? y'avait les points noirs et tout et tout??
Tu me fais marrer lorsque tu commences en disant "pas de quoi fouetter un chat" hum hum...un 100km et 2950D+, heu là..c'est plus au stade des chats mais des lions!!!!!
Heu, se lever à 2h30 du mat?? ça vaut le coup de se coucher ça??
En tout cas, tu as tout bouclé et ton CR donne un goût de "fastoche" alors que à demi-mots, on imagine bien les difficultés, notemment sur la 2ème partie où un sachet-nourrisson te sauve ton moral!!!
Merci pour ce cr décrit avec simplicité et presque facilité...
Dommage que sur la fin, tu n'as pas pu "partager" ta victoire.. et j'espère que tu n'as pas oublié le pain en rentrant!! (rire)

Gros bisous et bonne récup.. grand bravo à toi.

Linda

Par mielou, le 2008-05-15 17:27:41
encore une course énorme
plus de 100 bornes nature
un vrai traileur certifié ce nenni !
et le cr qui va avec
qui donne des petites infos comme ça, l'air de rien et quelques photos pour agrémenter
sur que le castor, des histoires comme ça, ça lui donne des idées

Par Brinouille, le 2008-05-15 20:57:12
super photos ! j'adore l'épisode du gars qui vous indique un chemin fastoche à 18 % : )

Par line, le 2008-05-16 18:22:49
toujours au rdv Nenni et le reportage digne d un grand..merci de nous faire partager par tes photos un moment de sport ,de convivialité...

Par Belon, le 2008-05-16 22:22:56

Nenni, marcher 16h, ça me casserai encore les c.... même avec l'aventure, le côté sympa et les dénivelés.
Chacun son sport...!
Bravo pour la nuit blanche.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Brieffing studieux...


ready for take off
















Lao Tseu l'a dit, il faut trouver la voie...


coucou, c'est moi !


le chemin est là, je ne mens pas !


on ne sait pas comment ils sont là, mais cela fait vraiment plaisir !


le coté pile de tout le paysage tout aussi joli que le coté face...





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2008-04-08 10:34:37 : Le tour des cimetières... - 1 photo - 13 réactions

Ce n'est pas la période de Toussaint, période que je déteste pour ce qu'elle traine derrière elle, mais ma dernière promenade dans Paris, ce vendredi.
Après avoir rédécouvert les sensations de la course en ville, ou plutot dans les parcs, en compagnie de ma complice de CAP jeudi fin de journée, une heure trente de mourche sous le soleil printanier, J'ai eu envie d'un peu plus.
Levé vers 6 heures, petit café à l'hotel, et en route.
Direction, les Buttes-Chaumont. Il fait déjà clair, et le soleil pointe, un peu de nuages. Je le sens bien, je vais m'éclater. Le parcours que j'ai choisi, sur plan, est plat, sur la route aussi. Ce ne sont pas les petites bosses rencontrées qui me tracassent. J'apprécie ces moments ou la ville encore endormie, m'accueille.
Le canal Saint Martin est seulement troublé par les quelques mouettes déjà debout en ce beau matin d'avril. Les boulevards et les rues encore déserts à cette heure ne semblent pas étonnés de me voir débouler à petite allure, et très facilement, j'atteint le parc des Buttes-Chaumont. Redescente vers le parc de Belleville et direction le Père Lachaise. Les merles s'en donnent à coeur joie... et dire que dans cet endroit qui regorge de vie, des gens pleurent...
Pas l'envie de m'éterniser, même si le voyage est magnifique. Je redescend vers la Nation, puis la Bastille, ou je retrouve le canal. La ville commence à s'animer, je ne sais pas l'heure, et mon estomac, mon horloge interne me réclame rien. Je suis bien. Traversée de la Seine, et je longe le Jardin des Plantes.
"-vous vous entrainez pour le marathon de Paris ?
-non, je me promène...
-vous faites le marathon de Paris, moi, oui...
-non, je suis de passage, et en profite pour me distraire un peu.
-mais pourquoi vous courez ?
-ben, euh ???
-je vois sur votre survet que vous avez été à Millau, un cent Kms ?
-oui, j'y suis aller.
-et un cent kms, c'est dur par raport au marathon ?
-ben un peu, c'est deux fois et demi la distance.
-et cela est dur, cela prend du temps ? par rapport au marathon ?
-ben trois fois plus de temps, voire quatre...
-parce que le marathon, c'est dur !!!
..."
J'hallucine, je suis en plein délire; il n'y en a qu'un et il faut que je tombe dessus... Arrèter à un feu, il faut qu'un benèt m'aborde. Bon, je sais, je suis belge, Linda me le fera remarquer quelques heures plus tard, mon bon Dieu, pourquoi à moi, et le matin...
Je n'attend pas la suite de cette formidable rencontre, je fuis !
Le jardin du Luxembourg me donne la possibilité de me cacher, afin d'être sur de na pas être suivi... Direction le cimetière de Montparnassse. J'entre dans un café, et me commande un café croissant. Le barman rie en me voyant, et me donne un cour de diététique. Je m'enfile mes croissants (3) mon café et mon jus d'orange, et repars, après 20 minutes de rires et blagues. Déjà, je remonte le Champs de Mars, traverse la Seine, et m'enfile les escaliers du Trocadéro. Oufti, c'est dur des escaliers, même quatre à quatre, il en reste assez pour me faire mal aux genoux.
La digestion se fait bien, Je vois l'Arc de Triomphe. La ville est maintenant bien animée, je croise d'autres coureurs, et de temps en temps, l'une ou l'autre répond à mes saluts. Je constate que les hommes sont des coincés, et que les dames sont bien plus sympathiques. Je traverse les Champs Elysées et file vers le Parc Monceau, Place de Clichy (j'évite les sex-shops) et passe à coté du cimetière de Montmartre.
Je dois être beau dans l'effort car deouis le début de ma randonnée, je ne compte plus le nombre de personnes qui se retournent sur mon passage (j'ai pris ma douche, ne pue pas, et mes vêtements sentent bon le frais, merci !). La butte de Montmartre est vite grimpée, facile de ce coté, et les escaliers encore plus vite descendu. Le manège ne tourne pas encore, au pied de la butte, mais j'ai la chanson de Stanislas dans la tête...
J'arrive à Barbes, et me dirige vers la gare du Nord, et mon hotel. Il est 9 heures, je suis bien. J'ai fait plus ou moins 25 kms, et non, je ne fais pas le marathon.
Pas de photos, vous devez, pour beaucoup, mieux connaitre la ville que moi.

2008-03-13 09:00:19 : Dans les Yeux... - 1 photo - 15 réactions

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Il est toujours trop tot pour dire "au revoir"
Il est toujours trop tard, lorsque l'on a dit "au revoir" pour dire je t'aime.
Ciao, maman.

"Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour

Tourne
Tourne
Tourne
..."

2008-02-25 12:59:24 : La Magnétoise, 24 février 08 - 12 photos - 4 réactions

Une belle journée météo est annoncée ce dimanche. Une belle journée de course se prépare.
La Magnétoise, un 64 kms avec 1800M de D+, un magnifique trail dont on ne fait plus la pub, car vraiment reconnu ! Un véritable concentré de tout ce que le trail fait de mieux, et une organisation au dessus de tout soupçon.
Bon, c'en est fini du digest de l'épreuve, à moi, maintenant.
Levé à 6 heures, douche, et en vitesse au Point Chaud d'Aywaille, pour un petit déjeuner diététique d'avant course ( un bon café, un croissant sucré, un pain chocolat et un jus d'orange).
Il ne faut pas traîner, car le départ du bus qui nous enmène au point de départ est prévu vers 7h30, et je me rend en vitesse à Olne, au Chalet, pour retirer mon dossard, retrouver les copains, et attendre le bus.
Pour une fois, le départ est donné à l'heure, et les 180 inscrits (inscriptions limitées à 150...) s'élancent sur les chemins de la course. Je me sens en pleine forme, ces derniers temps, et ai un espoir secret de terminer avec un bon résultat. L'avantage de bien connaitre la région me facilite le travail car je peux gérer mes forces en fonction du terrain, et, croyez moi, il faut bien gérer; pour plusieurs raisons, dont les deux seuls ravitaillements, en eau pour le premier, et complet pour le deuxième (j'ai bien écrit deuxième et non second...), le fait que le dénivellé soit important, et que chaque descente se solde automatiquement par une montée du même acabit, que le sol sera gras en moultes endroits, et que 64 kms, ce n'est pas rien. La température matinale est de 10°, miraculeux pour un mois de février.
Les premières montées et descentes se suivent trop régulièrement, et distrait, je me trompe de chemin, trop sur de moi, perdu dans mon euphorie de course. Par chance, je suis suivi par un coureur plus intelligent, et après 300 mètres, ne voyant plus de marque, il me rappelle à l'ordre et me remet sur le droit chemin. J'ai beau connaître le parcours, il est des endroits que je préfère en photo, comme cette côte de +/- 500 mètres, mais pour 100 M D+, dans un endroit magnifique que l'on nomme l'Eau Bleue (ma seule transpiration lors de ce passage aurait suffit à Catherine Laborde pour annonncer qu'il ne manque pas d'eau dans nos nappes phréatiques). Le soleil est de la partie, et la température continue de grimper.
Je me ballade avec l'un ou l'autre coureur, et chose étonnante, je parviens à soutenir le rythme de personnes plus capables que moi; ce que je perd sur plat, je le retrouve en côte, et nous avançons ensemble.
Le premier ravitaillement est là, au 25 ème kms, et j'apprend qu'une trentaine de concurrents se sont trompés. Je repense à mon camarade qui m'a rattrapé un peu plus tôt, et pense aux kms supplémentaires que j'aurais du faire. Merci l'esprit trail. il y a 3h08 que je cours.
Je ne sais comment il s'appelle, mais un homme fera les 20 kms suivant avec moi, et je l'en remercie, car il me donnera de la précieuse eau, de l'eau platte, sans rien, neutre, et Dieu que c'est bon. Je me suis trompé lors du dosage de mon isoxan dans mon bidon, et je bois un truc écoeurant, dégoutant. Une gorgée de temps en temps passe, mais n'avoir que cela, non, pas possible.
Nous ferons les 20 kms suivant en 3 heures, en papotant de tout et de rien, en nous régalant de ce que la nature nous offre. Pour peu, nous nous mettrions en maillot et sauterions dans les ruisseaux, tant l'atmosphère est printanière.
45ème kms : le deuxième ravitaillement est un classique du genre, avec du sucré, du salé, des boissons à gogo et,... ben oui, et, du peket ! Je repars avec mon compagnon de route, mais un peu fatigué, le lache lors d'une remontée de pré. Je retrouve alors Jacky, avec lequel je ferai une partie de la fin de course. Je suis étonnamment frais, parviens à courir tous les plats et descentes , voir même les faux plats qui s'étalent devant moi. Ma forme est là, bien là, et même si mes mésaventures et rencontre avec cette brave danoise à luxembourg d'il y a un mois, me gène encore un peu, je tourne bien. Un troisième larron se joint à nous, Frédéric, rencontré lors de Olne Spa Olne, et nous repartons de plus belle, portés par nos discussions.
Nous descendons le "chemin de croix" qui relie N.D. de Banneux à Fraipont, et là, au pied de cette descente, surprise, un troisième ravitaillement. Nous avons fait 57 kms, et je prends une bonne Jupiler, une bonne blonde. Elle descend comme de l'eau et m'apporte de la fraicheur en cette chaude journée. Un apéro complet, en pleine course, avec cacahuètes, Tuc et chips.
Il reste 8 kms, une heure d'après nos estimations.
les kms se déroulent comme sur tapis, et à 5 kms de l'arrivée, je vois un concurrent avec un sac à dos assis sur le bas côté de la route. Le sac lancé loin de lui me montre qu'il commence à en avoir assez de ce compagon de route... Quelques mots suffisnet à comprendre la situation; Bernard s'entraine pour le marathon des sables et cours avec son sac. Il a mal au dos, et ne sais pas trop quoi faire de son encombrant passager. Ni une ni deux, j'empoigne le sac, me le met sur le dos, et repars lesté d'un tout nouveau sac raidlight... Je ferai les derniers kms en repensant à la Trans Aquitine, et les sensations de course vécues sur la cote landaise.
Nous ferons, Frédéric, le sac et moi, les 19 derniers kms, assez faciles il est vrai, en 2h35 minutes.

Bilan donc de cette journée, des amitiés confirmées, un superbe temps de 8h45, et une confirmation de ma forme actuelle.
Un bon couscous accompagné d'une Leffe brune, m'accompagne pour cette fin de journée.
Que demander de plus, si ce n'est que vous puissiez partager les mêmes plaisirs, les mêmes émotions, les mêmes rêves...

2008-02-11 19:01:48 : enfant gaté ? - 1 photo - 4 réactions

Une semaine de ski pour parfaire la forme, le bronzage, il n'y a rien de tel ! Après ma mésaventure luxembourgeoise, une semaine pour se laver la tête et se remettre l'esprit en place n'était pas de trop !
Le jeudi avant mon départ, mon ostéopathe m'a remis droit, et mon toubib m'a donné un remède de cheval contre la douleur, ce qui m'a valu 48 heures de 'vapes' mais m'a complètement rétabli (il n'a pas voulu me dire ce qu'il y avait dedans, ma cela a été très efficace...)
Bref; au ski, entre les decentes, il y a les remontées, et j'en ai profité pour faire un peu le point sur mes sports, et pour commencer, le ski.
Super de dévaler les pistes en faisant la course avec mes monstres, et de les griller pour ne pas être ridiculiser de se faire dépasser par des jeunes ados, les cheveux au vent, un grand plaisir.
La moto, ben oui, la moto, c'est aussi un sport, et lorsque, le dimanche matin, une dizaine de fous furieux déboulent à tombeau ouvert sur les départementales, rejouent starmania lorsqu'ils arrivent en ville, ou terrorisent les petits vieux dans les villages, Ils n'ont plus un poil de sec, et la tension artérielle est montée bien haut, c'est grandiose !
La voile, et le plaisir de sentir le vent prendre dans les voiles, sentir le bateau vibrer, surfer sur les vagues, à la limite du désallage, l'on se sent tout petit à coté de l'eau et du vent...
L'équitation, et le plaisir de sentir le cheval sous son coprs, le caliner, sentir son souffle sur sa poitrine lorsqu'il vient près de vous, sentir sa force lorsque vous l'obliger à escaler un flanc de vallée, ou le sentir glisser entre ses jambes lorsque je le lache au grand galop dans un chemin de campagne; et le sentir vibrer lorsque la complicité qui la lie à moi fait qu'à la simple vue de la selle utilisée, elle sait si la balade sera tranquille ou sauvage, une force me prend au tripes, indescriptible...
Et la course à pied, cette put... de course à pied ! Monter, decendre, prendre sur moi, rêver, planer, souffrir, toujours plus loin, toujours plus longtemps, toujours plus vite, toujours plus fort... Il n'y a qu'elle qui me donne autant de satisfaction, qui réunit tous les éléments que j'apprécie dans les autres disciplines pratiquées, mais avec le seul acteur, moi. Je me lave le corps et l'esprit, je me soigne. Ma seule crainte, lors de mes débordements dans les autres sports est de me faire mal au point de ne plus pouvoir courir. Je n'ai retrouvé ailleurs cette même sensation de vivre qu'une fois chaussures aux pieds. Plus besoin de psy, de toubib, la vie semble me sauter aux yeux, et mes problèmes s'éclaircissent ou se dissipent au fil des kilomètres, sans parler des rencontres, et de tout ce que j'ai déjà décrit comme faisant partie de la magie de ma course...

2008-01-29 20:05:59 : le poids des mots, le choc des autos... - 0 photo - 21 réactions

Pourrait être le nouveau Paris Match, mais non...
Je pars vers 18h00, pour un petit 20 kms, tout va bien.
Il fait noir, la température est de 3°, je met mon baudrier fluo et cours.
Les sensations sont bonnes, je fais les 12 premiers kms en 1h05, je trace.
Alors que je longe le hall des foires du kirchberg, à la sortie de Luxembourg, je dois traverser la route, sur un passage protégé. Un oeil de chaque coté, la voiture s'arrète, je m'avance. Une autre arrive, et j'ai un doute, elle ne va pas s'arrèter... non, non !!!
Je n'ai que le temps de sauter en l'air pour retomber les fesses sur le capot, et rouler sur le coté, debout à coté de la voiture. Je plane, je ne sais plus quoi... je recommence à courir, comme si rien ne s'était passé, je refuse de croire à ce qui s'est passé ! J'entend des cris, des pleurs, et je sens des gens venir vers moi. Après 50 mètres, je m'arrète et me retourne. Un homme vient vers moi et m'interroge, je ne le comprend pas; puis je vois une dame, en pleurs, la conductrice, elle n'ose pas me regarder, je la prend dans mes bras et la rassure, je vais bien, je vis, juste une violente douleur à la hanche, mais je vis. Mon collant est déchiré, c'est le seul signe visible de cet accrochage.
Je ne veux pas aller à l'hopital, pas envie, pas besoin, on verra demain, si cela ne va pas mieux.
La seule concession que je lui autorise est de me ramener au siège de la Banque, je n'ai plus trop envie de courir ce soir. Nous ferons l'éventuelle paperasserie demain.
Une rencontre brutale, mais qui se termine bien. Un sourir, une embrassade et un clin d'oeil..
Un peu cela aussi, la magie de la course à pied.

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