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2008-04-08 10:34:37 : Le tour des cimetières...

Ce n'est pas la période de Toussaint, période que je déteste pour ce qu'elle traine derrière elle, mais ma dernière promenade dans Paris, ce vendredi.
Après avoir rédécouvert les sensations de la course en ville, ou plutot dans les parcs, en compagnie de ma complice de CAP jeudi fin de journée, une heure trente de mourche sous le soleil printanier, J'ai eu envie d'un peu plus.
Levé vers 6 heures, petit café à l'hotel, et en route.
Direction, les Buttes-Chaumont. Il fait déjà clair, et le soleil pointe, un peu de nuages. Je le sens bien, je vais m'éclater. Le parcours que j'ai choisi, sur plan, est plat, sur la route aussi. Ce ne sont pas les petites bosses rencontrées qui me tracassent. J'apprécie ces moments ou la ville encore endormie, m'accueille.
Le canal Saint Martin est seulement troublé par les quelques mouettes déjà debout en ce beau matin d'avril. Les boulevards et les rues encore déserts à cette heure ne semblent pas étonnés de me voir débouler à petite allure, et très facilement, j'atteint le parc des Buttes-Chaumont. Redescente vers le parc de Belleville et direction le Père Lachaise. Les merles s'en donnent à coeur joie... et dire que dans cet endroit qui regorge de vie, des gens pleurent...
Pas l'envie de m'éterniser, même si le voyage est magnifique. Je redescend vers la Nation, puis la Bastille, ou je retrouve le canal. La ville commence à s'animer, je ne sais pas l'heure, et mon estomac, mon horloge interne me réclame rien. Je suis bien. Traversée de la Seine, et je longe le Jardin des Plantes.
"-vous vous entrainez pour le marathon de Paris ?
-non, je me promène...
-vous faites le marathon de Paris, moi, oui...
-non, je suis de passage, et en profite pour me distraire un peu.
-mais pourquoi vous courez ?
-ben, euh ???
-je vois sur votre survet que vous avez été à Millau, un cent Kms ?
-oui, j'y suis aller.
-et un cent kms, c'est dur par raport au marathon ?
-ben un peu, c'est deux fois et demi la distance.
-et cela est dur, cela prend du temps ? par rapport au marathon ?
-ben trois fois plus de temps, voire quatre...
-parce que le marathon, c'est dur !!!
..."
J'hallucine, je suis en plein délire; il n'y en a qu'un et il faut que je tombe dessus... Arrèter à un feu, il faut qu'un benèt m'aborde. Bon, je sais, je suis belge, Linda me le fera remarquer quelques heures plus tard, mon bon Dieu, pourquoi à moi, et le matin...
Je n'attend pas la suite de cette formidable rencontre, je fuis !
Le jardin du Luxembourg me donne la possibilité de me cacher, afin d'être sur de na pas être suivi... Direction le cimetière de Montparnassse. J'entre dans un café, et me commande un café croissant. Le barman rie en me voyant, et me donne un cour de diététique. Je m'enfile mes croissants (3) mon café et mon jus d'orange, et repars, après 20 minutes de rires et blagues. Déjà, je remonte le Champs de Mars, traverse la Seine, et m'enfile les escaliers du Trocadéro. Oufti, c'est dur des escaliers, même quatre à quatre, il en reste assez pour me faire mal aux genoux.
La digestion se fait bien, Je vois l'Arc de Triomphe. La ville est maintenant bien animée, je croise d'autres coureurs, et de temps en temps, l'une ou l'autre répond à mes saluts. Je constate que les hommes sont des coincés, et que les dames sont bien plus sympathiques. Je traverse les Champs Elysées et file vers le Parc Monceau, Place de Clichy (j'évite les sex-shops) et passe à coté du cimetière de Montmartre.
Je dois être beau dans l'effort car deouis le début de ma randonnée, je ne compte plus le nombre de personnes qui se retournent sur mon passage (j'ai pris ma douche, ne pue pas, et mes vêtements sentent bon le frais, merci !). La butte de Montmartre est vite grimpée, facile de ce coté, et les escaliers encore plus vite descendu. Le manège ne tourne pas encore, au pied de la butte, mais j'ai la chanson de Stanislas dans la tête...
J'arrive à Barbes, et me dirige vers la gare du Nord, et mon hotel. Il est 9 heures, je suis bien. J'ai fait plus ou moins 25 kms, et non, je ne fais pas le marathon.
Pas de photos, vous devez, pour beaucoup, mieux connaitre la ville que moi.

Les réactions

Par Curieux, le 2008-04-08 10:37:14
Tu fais le marathon ?

Par , le 2008-04-08 12:35:57
Les Buttes-Chaumont c'est mieux

Par nenni, le 2008-04-08 12:48:41
merci.

Par , le 2008-04-08 13:41:55
paris, c'est vrai c'est une tres belle ville
merci nenni de nous le rappeler parfois nuos l'oublions un peu....
bravo pour cette belle balade bucolique bien que matinale

Par LINDA, le 2008-04-08 16:32:32
Bonjour Nenni,

Quelle courage d'avoir gambader dans le Paris frais et tôt à la découverte de nos beaux cimetières (entres autres!). J'ai eu aussi le même plaisir que toi à faire ce parcourt grace à Manu "le Sanglier" un jour d'aout, et j'en ai tout comme toi, un souvenir innoubliable!!!

Heu pour la photo, merci mais j'en demandais pas tant!!même si un jour j'ai dit que c'était le genre de "plan" qui me fait rester toujours en fin de peleton!!!

Bonne continuation et plaisir de te revoir.

Linda

Par nenni, le 2008-04-08 16:36:10
Maintenant tout le monde sait pourquoi tu restes derrière!
je fais de même, pour les mêmes raisons, mais pour l'autre sexe...;-)))

Par Ku, le 2008-04-08 17:33:11
Salut Nenni,
ça a du te faire une balade bien agréable, j'ai eu la chance de faire le mm parcour avec Linda et "Le Sanglier"
j'y pense souvent...très bon souvenir..
n'est ce pas Linda ?
éh Manu "le Sanglier" quand est ce que tu organises une autre BALADE à Paris ?
Bonne continuation Nenni
Ku

Par curieux bis, le 2008-04-08 17:35:22
mais pourquoi tu l'as pas fait le marathon de paris ?

Par bis, le 2008-04-08 17:40:52
il est trop lourd a trainer son c.l

Par webmaster, le 2008-04-08 20:58:00
pourquoi montrer son c.l sur mon site !

Par mielou, le 2008-04-08 20:58:10
sourire
le parisien est joueur...
belle anecdote, nenni

Par nenni, le 2008-04-09 12:19:39
Je n'ai pas fait le marathon de Paris parce que je refuse de payer si cher pour une course. Lorsque je vois ce que j'ai, pour 36€ à Millau, ou pour 10€ sur mes courses belges, lorsque je lis que la fin de peloton des coureurs, sur le marathon, n'a plus rien de correct aux ravitaillements, je refuse de payer pour être le dindon de la farce.

Par Marlène, le 2008-04-09 14:21:57
Bon, je comprends tata LInda...

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2008-03-13 09:00:19 : Dans les Yeux... - 1 photo - 15 réactions

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Il est toujours trop tot pour dire "au revoir"
Il est toujours trop tard, lorsque l'on a dit "au revoir" pour dire je t'aime.
Ciao, maman.

"Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour

Tourne
Tourne
Tourne
..."

2008-02-25 12:59:24 : La Magnétoise, 24 février 08 - 12 photos - 4 réactions

Une belle journée météo est annoncée ce dimanche. Une belle journée de course se prépare.
La Magnétoise, un 64 kms avec 1800M de D+, un magnifique trail dont on ne fait plus la pub, car vraiment reconnu ! Un véritable concentré de tout ce que le trail fait de mieux, et une organisation au dessus de tout soupçon.
Bon, c'en est fini du digest de l'épreuve, à moi, maintenant.
Levé à 6 heures, douche, et en vitesse au Point Chaud d'Aywaille, pour un petit déjeuner diététique d'avant course ( un bon café, un croissant sucré, un pain chocolat et un jus d'orange).
Il ne faut pas traîner, car le départ du bus qui nous enmène au point de départ est prévu vers 7h30, et je me rend en vitesse à Olne, au Chalet, pour retirer mon dossard, retrouver les copains, et attendre le bus.
Pour une fois, le départ est donné à l'heure, et les 180 inscrits (inscriptions limitées à 150...) s'élancent sur les chemins de la course. Je me sens en pleine forme, ces derniers temps, et ai un espoir secret de terminer avec un bon résultat. L'avantage de bien connaitre la région me facilite le travail car je peux gérer mes forces en fonction du terrain, et, croyez moi, il faut bien gérer; pour plusieurs raisons, dont les deux seuls ravitaillements, en eau pour le premier, et complet pour le deuxième (j'ai bien écrit deuxième et non second...), le fait que le dénivellé soit important, et que chaque descente se solde automatiquement par une montée du même acabit, que le sol sera gras en moultes endroits, et que 64 kms, ce n'est pas rien. La température matinale est de 10°, miraculeux pour un mois de février.
Les premières montées et descentes se suivent trop régulièrement, et distrait, je me trompe de chemin, trop sur de moi, perdu dans mon euphorie de course. Par chance, je suis suivi par un coureur plus intelligent, et après 300 mètres, ne voyant plus de marque, il me rappelle à l'ordre et me remet sur le droit chemin. J'ai beau connaître le parcours, il est des endroits que je préfère en photo, comme cette côte de +/- 500 mètres, mais pour 100 M D+, dans un endroit magnifique que l'on nomme l'Eau Bleue (ma seule transpiration lors de ce passage aurait suffit à Catherine Laborde pour annonncer qu'il ne manque pas d'eau dans nos nappes phréatiques). Le soleil est de la partie, et la température continue de grimper.
Je me ballade avec l'un ou l'autre coureur, et chose étonnante, je parviens à soutenir le rythme de personnes plus capables que moi; ce que je perd sur plat, je le retrouve en côte, et nous avançons ensemble.
Le premier ravitaillement est là, au 25 ème kms, et j'apprend qu'une trentaine de concurrents se sont trompés. Je repense à mon camarade qui m'a rattrapé un peu plus tôt, et pense aux kms supplémentaires que j'aurais du faire. Merci l'esprit trail. il y a 3h08 que je cours.
Je ne sais comment il s'appelle, mais un homme fera les 20 kms suivant avec moi, et je l'en remercie, car il me donnera de la précieuse eau, de l'eau platte, sans rien, neutre, et Dieu que c'est bon. Je me suis trompé lors du dosage de mon isoxan dans mon bidon, et je bois un truc écoeurant, dégoutant. Une gorgée de temps en temps passe, mais n'avoir que cela, non, pas possible.
Nous ferons les 20 kms suivant en 3 heures, en papotant de tout et de rien, en nous régalant de ce que la nature nous offre. Pour peu, nous nous mettrions en maillot et sauterions dans les ruisseaux, tant l'atmosphère est printanière.
45ème kms : le deuxième ravitaillement est un classique du genre, avec du sucré, du salé, des boissons à gogo et,... ben oui, et, du peket ! Je repars avec mon compagnon de route, mais un peu fatigué, le lache lors d'une remontée de pré. Je retrouve alors Jacky, avec lequel je ferai une partie de la fin de course. Je suis étonnamment frais, parviens à courir tous les plats et descentes , voir même les faux plats qui s'étalent devant moi. Ma forme est là, bien là, et même si mes mésaventures et rencontre avec cette brave danoise à luxembourg d'il y a un mois, me gène encore un peu, je tourne bien. Un troisième larron se joint à nous, Frédéric, rencontré lors de Olne Spa Olne, et nous repartons de plus belle, portés par nos discussions.
Nous descendons le "chemin de croix" qui relie N.D. de Banneux à Fraipont, et là, au pied de cette descente, surprise, un troisième ravitaillement. Nous avons fait 57 kms, et je prends une bonne Jupiler, une bonne blonde. Elle descend comme de l'eau et m'apporte de la fraicheur en cette chaude journée. Un apéro complet, en pleine course, avec cacahuètes, Tuc et chips.
Il reste 8 kms, une heure d'après nos estimations.
les kms se déroulent comme sur tapis, et à 5 kms de l'arrivée, je vois un concurrent avec un sac à dos assis sur le bas côté de la route. Le sac lancé loin de lui me montre qu'il commence à en avoir assez de ce compagon de route... Quelques mots suffisnet à comprendre la situation; Bernard s'entraine pour le marathon des sables et cours avec son sac. Il a mal au dos, et ne sais pas trop quoi faire de son encombrant passager. Ni une ni deux, j'empoigne le sac, me le met sur le dos, et repars lesté d'un tout nouveau sac raidlight... Je ferai les derniers kms en repensant à la Trans Aquitine, et les sensations de course vécues sur la cote landaise.
Nous ferons, Frédéric, le sac et moi, les 19 derniers kms, assez faciles il est vrai, en 2h35 minutes.

Bilan donc de cette journée, des amitiés confirmées, un superbe temps de 8h45, et une confirmation de ma forme actuelle.
Un bon couscous accompagné d'une Leffe brune, m'accompagne pour cette fin de journée.
Que demander de plus, si ce n'est que vous puissiez partager les mêmes plaisirs, les mêmes émotions, les mêmes rêves...

2008-02-11 19:01:48 : enfant gaté ? - 1 photo - 4 réactions

Une semaine de ski pour parfaire la forme, le bronzage, il n'y a rien de tel ! Après ma mésaventure luxembourgeoise, une semaine pour se laver la tête et se remettre l'esprit en place n'était pas de trop !
Le jeudi avant mon départ, mon ostéopathe m'a remis droit, et mon toubib m'a donné un remède de cheval contre la douleur, ce qui m'a valu 48 heures de 'vapes' mais m'a complètement rétabli (il n'a pas voulu me dire ce qu'il y avait dedans, ma cela a été très efficace...)
Bref; au ski, entre les decentes, il y a les remontées, et j'en ai profité pour faire un peu le point sur mes sports, et pour commencer, le ski.
Super de dévaler les pistes en faisant la course avec mes monstres, et de les griller pour ne pas être ridiculiser de se faire dépasser par des jeunes ados, les cheveux au vent, un grand plaisir.
La moto, ben oui, la moto, c'est aussi un sport, et lorsque, le dimanche matin, une dizaine de fous furieux déboulent à tombeau ouvert sur les départementales, rejouent starmania lorsqu'ils arrivent en ville, ou terrorisent les petits vieux dans les villages, Ils n'ont plus un poil de sec, et la tension artérielle est montée bien haut, c'est grandiose !
La voile, et le plaisir de sentir le vent prendre dans les voiles, sentir le bateau vibrer, surfer sur les vagues, à la limite du désallage, l'on se sent tout petit à coté de l'eau et du vent...
L'équitation, et le plaisir de sentir le cheval sous son coprs, le caliner, sentir son souffle sur sa poitrine lorsqu'il vient près de vous, sentir sa force lorsque vous l'obliger à escaler un flanc de vallée, ou le sentir glisser entre ses jambes lorsque je le lache au grand galop dans un chemin de campagne; et le sentir vibrer lorsque la complicité qui la lie à moi fait qu'à la simple vue de la selle utilisée, elle sait si la balade sera tranquille ou sauvage, une force me prend au tripes, indescriptible...
Et la course à pied, cette put... de course à pied ! Monter, decendre, prendre sur moi, rêver, planer, souffrir, toujours plus loin, toujours plus longtemps, toujours plus vite, toujours plus fort... Il n'y a qu'elle qui me donne autant de satisfaction, qui réunit tous les éléments que j'apprécie dans les autres disciplines pratiquées, mais avec le seul acteur, moi. Je me lave le corps et l'esprit, je me soigne. Ma seule crainte, lors de mes débordements dans les autres sports est de me faire mal au point de ne plus pouvoir courir. Je n'ai retrouvé ailleurs cette même sensation de vivre qu'une fois chaussures aux pieds. Plus besoin de psy, de toubib, la vie semble me sauter aux yeux, et mes problèmes s'éclaircissent ou se dissipent au fil des kilomètres, sans parler des rencontres, et de tout ce que j'ai déjà décrit comme faisant partie de la magie de ma course...

2008-01-29 20:05:59 : le poids des mots, le choc des autos... - 0 photo - 21 réactions

Pourrait être le nouveau Paris Match, mais non...
Je pars vers 18h00, pour un petit 20 kms, tout va bien.
Il fait noir, la température est de 3°, je met mon baudrier fluo et cours.
Les sensations sont bonnes, je fais les 12 premiers kms en 1h05, je trace.
Alors que je longe le hall des foires du kirchberg, à la sortie de Luxembourg, je dois traverser la route, sur un passage protégé. Un oeil de chaque coté, la voiture s'arrète, je m'avance. Une autre arrive, et j'ai un doute, elle ne va pas s'arrèter... non, non !!!
Je n'ai que le temps de sauter en l'air pour retomber les fesses sur le capot, et rouler sur le coté, debout à coté de la voiture. Je plane, je ne sais plus quoi... je recommence à courir, comme si rien ne s'était passé, je refuse de croire à ce qui s'est passé ! J'entend des cris, des pleurs, et je sens des gens venir vers moi. Après 50 mètres, je m'arrète et me retourne. Un homme vient vers moi et m'interroge, je ne le comprend pas; puis je vois une dame, en pleurs, la conductrice, elle n'ose pas me regarder, je la prend dans mes bras et la rassure, je vais bien, je vis, juste une violente douleur à la hanche, mais je vis. Mon collant est déchiré, c'est le seul signe visible de cet accrochage.
Je ne veux pas aller à l'hopital, pas envie, pas besoin, on verra demain, si cela ne va pas mieux.
La seule concession que je lui autorise est de me ramener au siège de la Banque, je n'ai plus trop envie de courir ce soir. Nous ferons l'éventuelle paperasserie demain.
Une rencontre brutale, mais qui se termine bien. Un sourir, une embrassade et un clin d'oeil..
Un peu cela aussi, la magie de la course à pied.

2008-01-24 10:12:07 : Errances Mosellanes - 2 photos - 6 réactions

Journée longue et laborieuse, ce mercredi.
Il est 19 heures lorsque je quitte le bureau. Je rentre chez moi, je suis las, mais pas rompu; j'ai pas envie, c'est tout !
Je regarde mes chaussures, mon vestiaire, il est 20h30, j'ai pas mangé, j'ai pas faim, j'ai pas envie, pas envie. Je sors prendre l'air, vais tourner sur les berges de la Moselle.
Et puis, pourquoi pas, je n'ai rien à faire... Je rentre me changer, enfile mes vieilles 1023 et pars.
Je traverse le pont sur la rivière, et descend quatre à quatre les escaliers qui me conduisent à la berge.
Je repense à l'émission de radio écoutée en revenant, il y a toujours une chanson qui vous ressemble... et je me met à fredonner. Je suis toujours en ville, et il fait encore clair. Thionville a superbement aménagé les abords de la Moselle, et c'est avec un certain plaisir tout de même que je m'en vais.
Il ne me faut pas 200 mètres pour être complètement dans un autre monde, dans mon monde, et le thème de cette émission de radio qui revient, qui me hante, et des chansons qui me passent par la tête, Berger, Rapsat, Mauranne, Halliday, Elton john, Presley...
Un fameux mélimélo, une fameuse cacophonie, avec autant de commentaires sur chaque chanson... "Je me retourne, tout le monde est là, oui, et bien là, chacun chacune à sa place, et j'ai l'impression que toutes et tous me regardent, ma femme, mes enfants, mon amie, mon ami... Je rêve, les rêves qui sont en moi, et que je rallume d'une étincelle... je fais l'homme, comme elle me le demande... je promet... J'veux d'la tendresse, j'dois faire sortir les rêves enfuis dans mon cartable (mais bon dieu, ouvre les yeux, tu as, tu fais tout cela) goodbye yellow brick road, you're always on my mind..." je pleure, pour qui pour quoi, tout le monde est là ! et j'avance, je suis maintenant dans le noir le plus complèt, il fait doux, j'enlève mon sweat pour ne plus être qu'en T-shirt, il fait +/- 8°... Je me sens transporté, et mon esprit se libère, je me sens bien.
Un chaland me sort quelques instants de ma torpeur et dans la lueur de ses phares, je vois s'envoler des cygnes.
Qui fait peur à l'autre ? ce n'est pas moi, ce n'est pas le bateau, mais deux yeux marrons qui ressortent au coin d'un banc... un renard s'enfuit et disparait dans les fourrés. Encore bien que nul d'entre eux ne répètera mes délires nocturnes...
J'arrive à Cattenon, je ne me suis pas rendu compte du temps, ni des kilomètres passés, il est 22 heures... et j'ai fait une quinzaine de kms.
Demi tour, toujours dans le noir, je suis maintenant complètement lavé de mes hantises, j'accélère, ma foulée est légère, j'ai envie de crier, de hurler, je chante, les canards ne s'envolent même plus, comme si ils étaient habitués à ces extras. Je retrouve la péniche, passant l'écluse de Koenig, je vois les lumières de la ville, "entrer dans la lumière, comme un insecte fou, être là de passage, sans avoir rendez-vous..."
je croise des "vieux" promenant main dans la main, leur chien, j'ai envie des les embrasser, mais leur regard en m'apercevant est appeuré. J'ai troublé leur monde, je rentre dans le mien. Je suis bien.
Je rentre enfin, il est minuit, je prend une douche, et me glisse dans mes draps, j'ai pas faim, j'ai pas mangé.

'You're always on my mind, always on my mind...'

C'est cela aussi, la magie de la course à pied.

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