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2008-03-13 09:00:19 : Dans les Yeux...

Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière

Il est toujours trop tot pour dire "au revoir"
Il est toujours trop tard, lorsque l'on a dit "au revoir" pour dire je t'aime.
Ciao, maman.

"Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour

Tourne
Tourne
Tourne
..."

Les réactions

Par ???, le 2008-03-13 09:30:35
ta mère nous a quittés ?

Par nenni, le 2008-03-13 09:44:46
oui.

Par ???, le 2008-03-13 10:25:44
bon courage alors, et n'écris pas trop de bétises hein, elle te voit de là haut

que le temps et la course à pied t'aident à surmonter cette épreuve.

Sincèrement

Par gérardM, le 2008-03-13 10:30:09
bonjour nenni
merci pour ce poême, et toutes mes condoléances pour ta maman
j'ai perdu la mienne, il y a quelques mois déjà, et elle me manque
je l'aime et c'est bien le plus important
il reste un grand vide au fond de notre coeur, mais l'amour est le plus fort
amitiés
gérard

Par Pascal77, le 2008-03-13 10:37:45
étant également passé par là il y a quelques temps ...pleins de bonnes pensées pour toi

Par Chipie, le 2008-03-13 10:40:56
c est dur de perdre un etre qui nous est cher. Le temps apaisera la douleur et il ne te restera que les beaux souvenirs. Courage

Par PI, le 2008-03-13 16:30:14
mes condoléances Nenni
j'ai perdu la mienne il y a deux ans et c'est elle qui m'a aidée à terminer mon MDP 2006...

Par Linda, le 2008-03-13 17:52:23
Bonjour Nenni,

très émouvant ton petit poême! et tellement vrai!
Ces douleurs là, ne s'éffacent jamais, malheureusement.
Et l'on regrette toujours de ne pas avoir assez dit, pas assez fait.
Et pourtant on sait qu'elle sait,(qu'on l'aime) puisque maman sait toujours tout.
Par la force de l'amour, on ressent toujours sa présence et ça calme la douleur de ne plus l'avoir près de sois.
On ne peut regretter de ne pas lui avoir assez dit "je t'aime" surtout lorsqu'on a eu cette chance de pouvoir lui dire "aurevoir".

Les seuls et unique moment de sursis, c'est lorsqu'on la rejoint dans nos rêves.
Les jours où je rêve de maman, j'ai comme un gout de bonheur qui revient alors je prends cette journée de bonheur et j'attends les rêves suivants. Elle est aussi partie depuis "déjà" 6 ans et elle me manque toujours.
Mais elle est toujours avec moi pour toujours aussi.

Bon courage Nenni
Bises

Linda

Par Delphine, le 2008-03-13 18:46:20
Bonjour Nenni,

Très bel hommage à ta Maman.

Bon courage

Delphine

Par nenni, le 2008-03-14 08:27:36
Merci à vous pour votre réconfort.


et oui, comme le dit un indélicat, la chanson d'Arno, un poète.
mais aussi des paroles de Stanislas.

Par mielou, le 2008-03-14 14:07:03
Ce beau manège
Ce grand manège
Me met le cœur
En l’air
Me met le cœur
En l'air...
oui,Stanislas
avec toi nenni...



Par thyo, le 2008-03-14 14:49:58
je pense à toi

Par Belon, le 2008-03-14 22:16:36

Au delà de tout, je te témoigne, Nenni, de mon amitié.
C'est mal dit, mais sincère,
la vie continue...

:)

Par nenni, le 2008-03-17 08:37:44
@thyo : simplement merci
@belon : merci Laurent, nul besoin de grande littérature pour partager. Le réconfort passe par un mot, un sourir.

Par line, le 2008-05-16 18:19:57
une maman c est un vrai tresor ou une épaule reconfortante vous attend a chaque instant...condoléances Nenni...Line

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2008-02-25 12:59:24 : La Magnétoise, 24 février 08 - 12 photos - 4 réactions

Une belle journée météo est annoncée ce dimanche. Une belle journée de course se prépare.
La Magnétoise, un 64 kms avec 1800M de D+, un magnifique trail dont on ne fait plus la pub, car vraiment reconnu ! Un véritable concentré de tout ce que le trail fait de mieux, et une organisation au dessus de tout soupçon.
Bon, c'en est fini du digest de l'épreuve, à moi, maintenant.
Levé à 6 heures, douche, et en vitesse au Point Chaud d'Aywaille, pour un petit déjeuner diététique d'avant course ( un bon café, un croissant sucré, un pain chocolat et un jus d'orange).
Il ne faut pas traîner, car le départ du bus qui nous enmène au point de départ est prévu vers 7h30, et je me rend en vitesse à Olne, au Chalet, pour retirer mon dossard, retrouver les copains, et attendre le bus.
Pour une fois, le départ est donné à l'heure, et les 180 inscrits (inscriptions limitées à 150...) s'élancent sur les chemins de la course. Je me sens en pleine forme, ces derniers temps, et ai un espoir secret de terminer avec un bon résultat. L'avantage de bien connaitre la région me facilite le travail car je peux gérer mes forces en fonction du terrain, et, croyez moi, il faut bien gérer; pour plusieurs raisons, dont les deux seuls ravitaillements, en eau pour le premier, et complet pour le deuxième (j'ai bien écrit deuxième et non second...), le fait que le dénivellé soit important, et que chaque descente se solde automatiquement par une montée du même acabit, que le sol sera gras en moultes endroits, et que 64 kms, ce n'est pas rien. La température matinale est de 10°, miraculeux pour un mois de février.
Les premières montées et descentes se suivent trop régulièrement, et distrait, je me trompe de chemin, trop sur de moi, perdu dans mon euphorie de course. Par chance, je suis suivi par un coureur plus intelligent, et après 300 mètres, ne voyant plus de marque, il me rappelle à l'ordre et me remet sur le droit chemin. J'ai beau connaître le parcours, il est des endroits que je préfère en photo, comme cette côte de +/- 500 mètres, mais pour 100 M D+, dans un endroit magnifique que l'on nomme l'Eau Bleue (ma seule transpiration lors de ce passage aurait suffit à Catherine Laborde pour annonncer qu'il ne manque pas d'eau dans nos nappes phréatiques). Le soleil est de la partie, et la température continue de grimper.
Je me ballade avec l'un ou l'autre coureur, et chose étonnante, je parviens à soutenir le rythme de personnes plus capables que moi; ce que je perd sur plat, je le retrouve en côte, et nous avançons ensemble.
Le premier ravitaillement est là, au 25 ème kms, et j'apprend qu'une trentaine de concurrents se sont trompés. Je repense à mon camarade qui m'a rattrapé un peu plus tôt, et pense aux kms supplémentaires que j'aurais du faire. Merci l'esprit trail. il y a 3h08 que je cours.
Je ne sais comment il s'appelle, mais un homme fera les 20 kms suivant avec moi, et je l'en remercie, car il me donnera de la précieuse eau, de l'eau platte, sans rien, neutre, et Dieu que c'est bon. Je me suis trompé lors du dosage de mon isoxan dans mon bidon, et je bois un truc écoeurant, dégoutant. Une gorgée de temps en temps passe, mais n'avoir que cela, non, pas possible.
Nous ferons les 20 kms suivant en 3 heures, en papotant de tout et de rien, en nous régalant de ce que la nature nous offre. Pour peu, nous nous mettrions en maillot et sauterions dans les ruisseaux, tant l'atmosphère est printanière.
45ème kms : le deuxième ravitaillement est un classique du genre, avec du sucré, du salé, des boissons à gogo et,... ben oui, et, du peket ! Je repars avec mon compagnon de route, mais un peu fatigué, le lache lors d'une remontée de pré. Je retrouve alors Jacky, avec lequel je ferai une partie de la fin de course. Je suis étonnamment frais, parviens à courir tous les plats et descentes , voir même les faux plats qui s'étalent devant moi. Ma forme est là, bien là, et même si mes mésaventures et rencontre avec cette brave danoise à luxembourg d'il y a un mois, me gène encore un peu, je tourne bien. Un troisième larron se joint à nous, Frédéric, rencontré lors de Olne Spa Olne, et nous repartons de plus belle, portés par nos discussions.
Nous descendons le "chemin de croix" qui relie N.D. de Banneux à Fraipont, et là, au pied de cette descente, surprise, un troisième ravitaillement. Nous avons fait 57 kms, et je prends une bonne Jupiler, une bonne blonde. Elle descend comme de l'eau et m'apporte de la fraicheur en cette chaude journée. Un apéro complet, en pleine course, avec cacahuètes, Tuc et chips.
Il reste 8 kms, une heure d'après nos estimations.
les kms se déroulent comme sur tapis, et à 5 kms de l'arrivée, je vois un concurrent avec un sac à dos assis sur le bas côté de la route. Le sac lancé loin de lui me montre qu'il commence à en avoir assez de ce compagon de route... Quelques mots suffisnet à comprendre la situation; Bernard s'entraine pour le marathon des sables et cours avec son sac. Il a mal au dos, et ne sais pas trop quoi faire de son encombrant passager. Ni une ni deux, j'empoigne le sac, me le met sur le dos, et repars lesté d'un tout nouveau sac raidlight... Je ferai les derniers kms en repensant à la Trans Aquitine, et les sensations de course vécues sur la cote landaise.
Nous ferons, Frédéric, le sac et moi, les 19 derniers kms, assez faciles il est vrai, en 2h35 minutes.

Bilan donc de cette journée, des amitiés confirmées, un superbe temps de 8h45, et une confirmation de ma forme actuelle.
Un bon couscous accompagné d'une Leffe brune, m'accompagne pour cette fin de journée.
Que demander de plus, si ce n'est que vous puissiez partager les mêmes plaisirs, les mêmes émotions, les mêmes rêves...

2008-02-11 19:01:48 : enfant gaté ? - 1 photo - 4 réactions

Une semaine de ski pour parfaire la forme, le bronzage, il n'y a rien de tel ! Après ma mésaventure luxembourgeoise, une semaine pour se laver la tête et se remettre l'esprit en place n'était pas de trop !
Le jeudi avant mon départ, mon ostéopathe m'a remis droit, et mon toubib m'a donné un remède de cheval contre la douleur, ce qui m'a valu 48 heures de 'vapes' mais m'a complètement rétabli (il n'a pas voulu me dire ce qu'il y avait dedans, ma cela a été très efficace...)
Bref; au ski, entre les decentes, il y a les remontées, et j'en ai profité pour faire un peu le point sur mes sports, et pour commencer, le ski.
Super de dévaler les pistes en faisant la course avec mes monstres, et de les griller pour ne pas être ridiculiser de se faire dépasser par des jeunes ados, les cheveux au vent, un grand plaisir.
La moto, ben oui, la moto, c'est aussi un sport, et lorsque, le dimanche matin, une dizaine de fous furieux déboulent à tombeau ouvert sur les départementales, rejouent starmania lorsqu'ils arrivent en ville, ou terrorisent les petits vieux dans les villages, Ils n'ont plus un poil de sec, et la tension artérielle est montée bien haut, c'est grandiose !
La voile, et le plaisir de sentir le vent prendre dans les voiles, sentir le bateau vibrer, surfer sur les vagues, à la limite du désallage, l'on se sent tout petit à coté de l'eau et du vent...
L'équitation, et le plaisir de sentir le cheval sous son coprs, le caliner, sentir son souffle sur sa poitrine lorsqu'il vient près de vous, sentir sa force lorsque vous l'obliger à escaler un flanc de vallée, ou le sentir glisser entre ses jambes lorsque je le lache au grand galop dans un chemin de campagne; et le sentir vibrer lorsque la complicité qui la lie à moi fait qu'à la simple vue de la selle utilisée, elle sait si la balade sera tranquille ou sauvage, une force me prend au tripes, indescriptible...
Et la course à pied, cette put... de course à pied ! Monter, decendre, prendre sur moi, rêver, planer, souffrir, toujours plus loin, toujours plus longtemps, toujours plus vite, toujours plus fort... Il n'y a qu'elle qui me donne autant de satisfaction, qui réunit tous les éléments que j'apprécie dans les autres disciplines pratiquées, mais avec le seul acteur, moi. Je me lave le corps et l'esprit, je me soigne. Ma seule crainte, lors de mes débordements dans les autres sports est de me faire mal au point de ne plus pouvoir courir. Je n'ai retrouvé ailleurs cette même sensation de vivre qu'une fois chaussures aux pieds. Plus besoin de psy, de toubib, la vie semble me sauter aux yeux, et mes problèmes s'éclaircissent ou se dissipent au fil des kilomètres, sans parler des rencontres, et de tout ce que j'ai déjà décrit comme faisant partie de la magie de ma course...

2008-01-29 20:05:59 : le poids des mots, le choc des autos... - 0 photo - 21 réactions

Pourrait être le nouveau Paris Match, mais non...
Je pars vers 18h00, pour un petit 20 kms, tout va bien.
Il fait noir, la température est de 3°, je met mon baudrier fluo et cours.
Les sensations sont bonnes, je fais les 12 premiers kms en 1h05, je trace.
Alors que je longe le hall des foires du kirchberg, à la sortie de Luxembourg, je dois traverser la route, sur un passage protégé. Un oeil de chaque coté, la voiture s'arrète, je m'avance. Une autre arrive, et j'ai un doute, elle ne va pas s'arrèter... non, non !!!
Je n'ai que le temps de sauter en l'air pour retomber les fesses sur le capot, et rouler sur le coté, debout à coté de la voiture. Je plane, je ne sais plus quoi... je recommence à courir, comme si rien ne s'était passé, je refuse de croire à ce qui s'est passé ! J'entend des cris, des pleurs, et je sens des gens venir vers moi. Après 50 mètres, je m'arrète et me retourne. Un homme vient vers moi et m'interroge, je ne le comprend pas; puis je vois une dame, en pleurs, la conductrice, elle n'ose pas me regarder, je la prend dans mes bras et la rassure, je vais bien, je vis, juste une violente douleur à la hanche, mais je vis. Mon collant est déchiré, c'est le seul signe visible de cet accrochage.
Je ne veux pas aller à l'hopital, pas envie, pas besoin, on verra demain, si cela ne va pas mieux.
La seule concession que je lui autorise est de me ramener au siège de la Banque, je n'ai plus trop envie de courir ce soir. Nous ferons l'éventuelle paperasserie demain.
Une rencontre brutale, mais qui se termine bien. Un sourir, une embrassade et un clin d'oeil..
Un peu cela aussi, la magie de la course à pied.

2008-01-24 10:12:07 : Errances Mosellanes - 2 photos - 6 réactions

Journée longue et laborieuse, ce mercredi.
Il est 19 heures lorsque je quitte le bureau. Je rentre chez moi, je suis las, mais pas rompu; j'ai pas envie, c'est tout !
Je regarde mes chaussures, mon vestiaire, il est 20h30, j'ai pas mangé, j'ai pas faim, j'ai pas envie, pas envie. Je sors prendre l'air, vais tourner sur les berges de la Moselle.
Et puis, pourquoi pas, je n'ai rien à faire... Je rentre me changer, enfile mes vieilles 1023 et pars.
Je traverse le pont sur la rivière, et descend quatre à quatre les escaliers qui me conduisent à la berge.
Je repense à l'émission de radio écoutée en revenant, il y a toujours une chanson qui vous ressemble... et je me met à fredonner. Je suis toujours en ville, et il fait encore clair. Thionville a superbement aménagé les abords de la Moselle, et c'est avec un certain plaisir tout de même que je m'en vais.
Il ne me faut pas 200 mètres pour être complètement dans un autre monde, dans mon monde, et le thème de cette émission de radio qui revient, qui me hante, et des chansons qui me passent par la tête, Berger, Rapsat, Mauranne, Halliday, Elton john, Presley...
Un fameux mélimélo, une fameuse cacophonie, avec autant de commentaires sur chaque chanson... "Je me retourne, tout le monde est là, oui, et bien là, chacun chacune à sa place, et j'ai l'impression que toutes et tous me regardent, ma femme, mes enfants, mon amie, mon ami... Je rêve, les rêves qui sont en moi, et que je rallume d'une étincelle... je fais l'homme, comme elle me le demande... je promet... J'veux d'la tendresse, j'dois faire sortir les rêves enfuis dans mon cartable (mais bon dieu, ouvre les yeux, tu as, tu fais tout cela) goodbye yellow brick road, you're always on my mind..." je pleure, pour qui pour quoi, tout le monde est là ! et j'avance, je suis maintenant dans le noir le plus complèt, il fait doux, j'enlève mon sweat pour ne plus être qu'en T-shirt, il fait +/- 8°... Je me sens transporté, et mon esprit se libère, je me sens bien.
Un chaland me sort quelques instants de ma torpeur et dans la lueur de ses phares, je vois s'envoler des cygnes.
Qui fait peur à l'autre ? ce n'est pas moi, ce n'est pas le bateau, mais deux yeux marrons qui ressortent au coin d'un banc... un renard s'enfuit et disparait dans les fourrés. Encore bien que nul d'entre eux ne répètera mes délires nocturnes...
J'arrive à Cattenon, je ne me suis pas rendu compte du temps, ni des kilomètres passés, il est 22 heures... et j'ai fait une quinzaine de kms.
Demi tour, toujours dans le noir, je suis maintenant complètement lavé de mes hantises, j'accélère, ma foulée est légère, j'ai envie de crier, de hurler, je chante, les canards ne s'envolent même plus, comme si ils étaient habitués à ces extras. Je retrouve la péniche, passant l'écluse de Koenig, je vois les lumières de la ville, "entrer dans la lumière, comme un insecte fou, être là de passage, sans avoir rendez-vous..."
je croise des "vieux" promenant main dans la main, leur chien, j'ai envie des les embrasser, mais leur regard en m'apercevant est appeuré. J'ai troublé leur monde, je rentre dans le mien. Je suis bien.
Je rentre enfin, il est minuit, je prend une douche, et me glisse dans mes draps, j'ai pas faim, j'ai pas mangé.

'You're always on my mind, always on my mind...'

C'est cela aussi, la magie de la course à pied.

2008-01-21 08:46:04 : Le Trèfle à Quatre Feuilles - 10 photos - 7 réactions

Un peu mou, ce dimanche matin, mais une grande envie de ressortir m'éclater sur les chemins de la région.
Le trèfle est parfait pour cette occasion !
Quatre boucles d'une dizaine de kms pour un total de 42... et l'on arrète quand on veut ! mais bon, si j'ai payé, c'est pour tout avoir. Le qualité du sol sera très variable, boue, sec, remontée de ruisseau, prairie, bois et un organisateur, en voyant mes chaussures m'a dit que j'allais en avoir besoin, il a eu raison.

Je me sens juste égoïste, aujourd'hui, et n'ai pas vraiment envie de partager. Les embrassades d'avant course faites, je m'isole et pars seul, sur le coup de 10 heures, au milieu de 600 furieux aux objectifs variés.
La météo est clémente mais le vent est très défavorable. Il soufflera très fort, et Olne étant sur une colline, nous devrons le supporer toute la journée.

Il y a trop de monde sur la première boucle, et je me ferme, cours en anomyme, cela me va bien. je regarde les citadins patauger dans la boue, et ne pas trop savoir que faire, je m'amuse gentillement de leur maladresse.

La seconde boucle est déjà plus claire. Les participants au 12 kms se sont arrètés et cela crée un vide. Je me sens bien, légermais toujours pas envie de partager. Pas de photos, pas de copains avec qui parler, je trace ma route dans la boue et suis bien. Un petit remontant au second ravitaillement me déride un peu, mais sans plus. Je finis cette boucle en pleine forme, je ne ressens pas la distance. La fin de cette seconde boucle croise le début de la quatrième, et je rencontre des amis qui m'encouragent. Ils ont plus de 10 kms d'avance sur moi...

J'ai peur en ce début de troisième boucle. Un problème intestinal m'accable, j'ai peur d'y laisser toute mon énergie. D'autant plus de crainte que je suis au pied d'une cote de 15% minimum, sur 1500 mètres... Je me gave d'énergisant, et sens mes forces revenir. C'est alors que je rencontre Gilbert, avec qui je finirai la course.

La quatrième boucle est en vue. Comme des braves, nous en repartons à l'assaut.
A un train de senateur, nous enchainons ces derniers kms. Richard nous attend au dernier ravitaillement, une bouteille de Prunelle faite maison en guise de ravito.
En plus de réchauffer le corps, le coeur en profite aussi. Fernand, l'ancien (1931) dit le sage chez les Célestes, se joint à nous, et nous terminons à trois cette magnifique journée.

Je la voulais égoïste, j'ai craqué. Nous la terminerons ensemble.
Trois ours qui n'attendaient qu'une chose, que le gros du peloton soit parti pour retrouver la quiétude de la course de fond en foret.

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