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2008-01-24 10:12:07 : Errances Mosellanes

Journée longue et laborieuse, ce mercredi.
Il est 19 heures lorsque je quitte le bureau. Je rentre chez moi, je suis las, mais pas rompu; j'ai pas envie, c'est tout !
Je regarde mes chaussures, mon vestiaire, il est 20h30, j'ai pas mangé, j'ai pas faim, j'ai pas envie, pas envie. Je sors prendre l'air, vais tourner sur les berges de la Moselle.
Et puis, pourquoi pas, je n'ai rien à faire... Je rentre me changer, enfile mes vieilles 1023 et pars.
Je traverse le pont sur la rivière, et descend quatre à quatre les escaliers qui me conduisent à la berge.
Je repense à l'émission de radio écoutée en revenant, il y a toujours une chanson qui vous ressemble... et je me met à fredonner. Je suis toujours en ville, et il fait encore clair. Thionville a superbement aménagé les abords de la Moselle, et c'est avec un certain plaisir tout de même que je m'en vais.
Il ne me faut pas 200 mètres pour être complètement dans un autre monde, dans mon monde, et le thème de cette émission de radio qui revient, qui me hante, et des chansons qui me passent par la tête, Berger, Rapsat, Mauranne, Halliday, Elton john, Presley...
Un fameux mélimélo, une fameuse cacophonie, avec autant de commentaires sur chaque chanson... "Je me retourne, tout le monde est là, oui, et bien là, chacun chacune à sa place, et j'ai l'impression que toutes et tous me regardent, ma femme, mes enfants, mon amie, mon ami... Je rêve, les rêves qui sont en moi, et que je rallume d'une étincelle... je fais l'homme, comme elle me le demande... je promet... J'veux d'la tendresse, j'dois faire sortir les rêves enfuis dans mon cartable (mais bon dieu, ouvre les yeux, tu as, tu fais tout cela) goodbye yellow brick road, you're always on my mind..." je pleure, pour qui pour quoi, tout le monde est là ! et j'avance, je suis maintenant dans le noir le plus complèt, il fait doux, j'enlève mon sweat pour ne plus être qu'en T-shirt, il fait +/- 8°... Je me sens transporté, et mon esprit se libère, je me sens bien.
Un chaland me sort quelques instants de ma torpeur et dans la lueur de ses phares, je vois s'envoler des cygnes.
Qui fait peur à l'autre ? ce n'est pas moi, ce n'est pas le bateau, mais deux yeux marrons qui ressortent au coin d'un banc... un renard s'enfuit et disparait dans les fourrés. Encore bien que nul d'entre eux ne répètera mes délires nocturnes...
J'arrive à Cattenon, je ne me suis pas rendu compte du temps, ni des kilomètres passés, il est 22 heures... et j'ai fait une quinzaine de kms.
Demi tour, toujours dans le noir, je suis maintenant complètement lavé de mes hantises, j'accélère, ma foulée est légère, j'ai envie de crier, de hurler, je chante, les canards ne s'envolent même plus, comme si ils étaient habitués à ces extras. Je retrouve la péniche, passant l'écluse de Koenig, je vois les lumières de la ville, "entrer dans la lumière, comme un insecte fou, être là de passage, sans avoir rendez-vous..."
je croise des "vieux" promenant main dans la main, leur chien, j'ai envie des les embrasser, mais leur regard en m'apercevant est appeuré. J'ai troublé leur monde, je rentre dans le mien. Je suis bien.
Je rentre enfin, il est minuit, je prend une douche, et me glisse dans mes draps, j'ai pas faim, j'ai pas mangé.

'You're always on my mind, always on my mind...'

C'est cela aussi, la magie de la course à pied.

Les réactions

Par mielou, le 2008-01-24 12:02:07
une autre vision de la course à pied
courir la nuit après les heures de travail
accroc, tu l'es, assurément
et cette solitude du coureur, tu sais la faire ressentir

Par Linda, le 2008-01-24 17:26:09
Coucou Nenni,

Très passionnante ton histoire de "jai envie de rien" qui finit par un excellant "j'ai envie de tout" !!!

La manière dont tu as décrit tes évènements, j'avais l'impression d'être dans ta poche et regarder par les petits trous.
C'est fou, comme les jours où on a envie de rien, qu'on est "flagada", limite "dégouté de la vie"..c'est ces jours là qu'on en fait le plus (en sport) qu'on court plusss, qu'on court plus loin..un peu comme pour chercher le bien être quelque part dans une foulée lointaine ou dans un sac de frappe qu'on ne voulait même pas regarder.. se disant "jai pas la moelle" et pi l'energie décuple et laisse place au bien être...

Merci pour cette belle tranche de vie!
Quand même, une bien belle sortie nocturne après une longue journée de boulot!!

Linda

Par riri, le 2008-01-25 03:04:22
décidément la moselle est à l'honneur je ne savais pas que tu es du coin aussi neni

Riri natif d' Amnéville si près de Thionville

Par nenni, le 2008-01-25 16:48:41
pourrait un jour faire Thionville / Amnéville et se taper la tête à la villa pompéi ?
ce serait sympa.

Par thyo, le 2008-01-25 21:14:58
"marcher ou courir... faut choisir ! "
C'est fait, je marche.

Mais quand je lis des billets pareil, la course me manque.

Par nenni, le 2008-01-28 10:56:47
Ce n'est pas le sport qui fait l'état d'esprit, et cette recherche de plaisir, tu la trouves dans toutes les disciplines.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


dans la magie de la nuit


Jamais seul !


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2008-01-21 08:46:04 : Le Trèfle à Quatre Feuilles - 10 photos - 7 réactions

Un peu mou, ce dimanche matin, mais une grande envie de ressortir m'éclater sur les chemins de la région.
Le trèfle est parfait pour cette occasion !
Quatre boucles d'une dizaine de kms pour un total de 42... et l'on arrète quand on veut ! mais bon, si j'ai payé, c'est pour tout avoir. Le qualité du sol sera très variable, boue, sec, remontée de ruisseau, prairie, bois et un organisateur, en voyant mes chaussures m'a dit que j'allais en avoir besoin, il a eu raison.

Je me sens juste égoïste, aujourd'hui, et n'ai pas vraiment envie de partager. Les embrassades d'avant course faites, je m'isole et pars seul, sur le coup de 10 heures, au milieu de 600 furieux aux objectifs variés.
La météo est clémente mais le vent est très défavorable. Il soufflera très fort, et Olne étant sur une colline, nous devrons le supporer toute la journée.

Il y a trop de monde sur la première boucle, et je me ferme, cours en anomyme, cela me va bien. je regarde les citadins patauger dans la boue, et ne pas trop savoir que faire, je m'amuse gentillement de leur maladresse.

La seconde boucle est déjà plus claire. Les participants au 12 kms se sont arrètés et cela crée un vide. Je me sens bien, légermais toujours pas envie de partager. Pas de photos, pas de copains avec qui parler, je trace ma route dans la boue et suis bien. Un petit remontant au second ravitaillement me déride un peu, mais sans plus. Je finis cette boucle en pleine forme, je ne ressens pas la distance. La fin de cette seconde boucle croise le début de la quatrième, et je rencontre des amis qui m'encouragent. Ils ont plus de 10 kms d'avance sur moi...

J'ai peur en ce début de troisième boucle. Un problème intestinal m'accable, j'ai peur d'y laisser toute mon énergie. D'autant plus de crainte que je suis au pied d'une cote de 15% minimum, sur 1500 mètres... Je me gave d'énergisant, et sens mes forces revenir. C'est alors que je rencontre Gilbert, avec qui je finirai la course.

La quatrième boucle est en vue. Comme des braves, nous en repartons à l'assaut.
A un train de senateur, nous enchainons ces derniers kms. Richard nous attend au dernier ravitaillement, une bouteille de Prunelle faite maison en guise de ravito.
En plus de réchauffer le corps, le coeur en profite aussi. Fernand, l'ancien (1931) dit le sage chez les Célestes, se joint à nous, et nous terminons à trois cette magnifique journée.

Je la voulais égoïste, j'ai craqué. Nous la terminerons ensemble.
Trois ours qui n'attendaient qu'une chose, que le gros du peloton soit parti pour retrouver la quiétude de la course de fond en foret.

2007-11-26 08:36:20 : Olne Spa Olne, 65 kms, 1950 m D+ - 24 photos - 22 réactions

"Pour me comprendre,
Il faudrait savoir qui je suis.
Pour me comprendre,
Il faudrait connaître ma vie
Et pour l'apprendre
Devenir mon ami.
Pour me comprendre,
Il aurait fallu au moins ce soir
Pouvoir surprendre le chemin d'un de mes regards
Triste mais tendre, perdu dans le hasard..." M. Berger

Dimanche 25 novembre, 6 heures, il pleut des cordes sur Comblain, je n'ai pas envie de partir, pourtant il faut, je dois !
Une revanche à prendre, des choses à prouver, à me prouver, à prouver à d'autres, même si ils ne comprennent pas, je m'en fous, je dois !
J'arrive à Olne vers 7h15, le temps de prendre mon dossard, je vais m'isoler dans la voiture, et je finis de m'habiller. La météo avait prévu un temps de cochon, je me suis donc préparé en conséquence. Chaussette gauche, chaussure gauche, chaussette droite, chaussure droite, je suis prèt.
Je retrouve quelques amis, mais n'ai pas envie de discuter. 8h05, top départ !
Je suis trop habillé, et suis tout de suite en transpiration; je n'ose pas enlever des épaisseurs, par crainte de prendre, par la suite, froid. Je reste seul ces premiers kms. La grisaille ne m'aide pas à me mettre dans l'ambiance de course, et j'essaie de me motiver en chantant. Les premiers kms sont relativement faciles, les chemins sont boueux, mais pratiquables. Je retrouve avec Johnny le walker, et un autre concurrent, accompagné d'un VTTiste qui réussira à me faire rire par sa maladresse... Dans une descente sur asphalte, il nous annonce fièrement être content de pouvoir se reposer. Johnny lui crie d'en profiter, et 10 mètres plus loin, ce fut bref, notre brave cycliste se retourve à terre, ayant confondu Anti Blocage System et ABsence de Sensibilité... Bien vite relevé, nous sommes tous partis dans un éclat de rire.
Olne Spa Olne n'est pas une course facile, Nous avons payé, nous savons pourquoi, mais de temps en temps, nous l'oublions et lorsque des côtes un peu trop raide (vraiment trop raides) se hissent devant nous, nous maudissons Philippe et son équipe.
18ème kms, 1er ravito ! Classique, à l'entrée d'un bois, mais bien venu ! De charmantes dames nous encouragent et nous donnent à boire et manger. C'est très agréable.
Ayant abandonné Johnny pour cause de mal de genou (il terminera mais à presque 45 minutes de moi) je retrouve Willem et Gunter, un hollandais et un allemand. Ils sont en grande forme, non pas de course, mais de bonne humeur; les problèmes de langue sont vite résolus, les blagues et les rires sont sans frontière. De mon côté, le moral revient, tout doucement. Les chemins sont vraiment difficiles, tant il y a de la boue. Une chance, il n'a pas encore plu depuis le matin. Fidèle à mes habitudes, je mange, mais ai tout de même changé de tactique : je ne prends plus que du solide, du vrai, et avale gaufres et tartines avec du choclat. J'ai fait un petit test, au deuxième ravitaillement, histoire de voir si le pain/chocolat passe mieux avec de l'eau ou avec du whisky, je vous laisse deviner mon choix final ! Quitter ce ravitaillement n'est pas facile, mais il reste 34 kms, et je ne peux pas arrèter. Il y a 4h30 que je suis parti.
Au dessus de Spa, je croise en coureur "promeneur", et papotons ensemble, de ce trail, de ce que nous courons... 4 kms qui seront bien agréables. Il est étonné de voir qu'il est possible de marcher plus vite que ce qu'il ne coure, en côte, et repartira ravi de cette rencontre, moi aussi.
Je me rapproche calmement du troisième ravitaillement, et cela monte et descend toujours aussi fort. La pluie se met à tomber, et à certains endroits, il n'est pas facile de voir le balisage. Un groupe de 5 ou 6 coureurs se forme. Troisième ravitaillement, 47ème kms, c'est la drache et il grèle. Ambiance! Heureusement, le peket nous réchauffe, et ceux qui m'avaient regardé boire mon petit whisky au ravitaillement précédent, font comme moi et la bouteille en prend un coup !
200 mètres après être repartis, coup de massue ! Un éboullement a coupé le chemin et nous devons monter, sous la pluie, à flanc de vallée. 35 % sur 150 mètres ! Content d'avoir ses crampons, le Nenni, car les autres glissent et se fatiguent.
En meilleur forme que mes camarades, je les laisse tout doucment derrière, et arrive, vers 17 heures au quatrième ravitaillement. Je termine mes tartines, me repose un petit peu, pensant être rejoint pas "les autres". Après 5 minutes, je dois repartir, il commence à faire noir, je n'ai pas de lampe. Difficle de déécrire ces kms dans les bois, dans le noir, je me sens bien, je me vide de tout ce qui pouvait me rester de négatif. Même la pluie ne me dérange pas ! Je croise un concurent, dans sa voiture. Il s'arrète, nous parlons un peu, me donne un verre de coca (pur), et je repars, pour les deux derniers kms. Je cours toujours, je me sens vraiment léger.
9h40, du moins je pense; ce qui confirme ma forme du moment. Une course réussie sur tous les points. Une bonne leffe et une potée aux carottes me feront redescendre sur terre, je suis bien !

"Pour me comprendre
Il faudrait savoir le décors...
Pour me comprendre
Il faudrait connaître mes nuits..."

2007-10-22 08:50:39 : Ultra tour de Liège, elle est pas belle, ma ville ? - 14 photos - 17 réactions

Dimanche 22, 6 heures, le réveil sonne... Madame Nenni ouvre un oeil : "Qu'est ce que tu fais, on est dimanche ?!? Je dois préciser que nous sommes au lit depuis deux heures, qu'il n'y a pas qu'à l'extérieur qu'il fait noir... Je lui rappelle l'ultra tour, elle se rendort ! Je suis complètement tapé !
Bref, douche, petit dej, et en route. La préparation sur place est traditionnelle, les embrassades et rires d'avant course, l'ambiance est détendue, bien que nous soyons tous conscient de ce qui nous est proposé aujourd'hui !
Départ à 8 heures 20. Il fait gris et humide, j'ai froid ! La descente de la basilique de Cointe vers la Meuse est agréable, et ne permet de me mettre dans l'ambiance de course. Les premiers kilomètres sont faciles, le long du canal de l'Ourthe... mais bien vite, la première difficulté se présente à moi : le Sart Timan ! Pas vraiment dur, mais comme je ne suis pas du tout réveillé, je suis péniblement les autres concurrents. je profite du faux plat des bois du Complexe universitaire de Liège pour me reposer (déjà) et enfin, sors de ma torpeur. Nous entrons dans le parc du chateau de Colonster, me fais photographier par le gardien, et descend sur la vallée de l'Ourthe; le soleil commmence à sortir, mais le vent d'est me glace encore et toujours.
Nous longeons la rivière pendant 3/4 kms, pour nous retrouver au pied de la deuxième difficulté, la colline de Chènée. C'est agréable de courir en ville, encadré par la police, j'ai l'impression d'être une vedette deux motards rien que pour moi ! du luxe, J'apprécie ! La côte est là, longue, la première partie en ville, la deuxième dans les champs de maïs qui, pour notre grande chance, n'ont pas encore été coupé (les chemins auraient été alors impraticables).
Nous sommes mainteant à l'est de la ville, et contournons les faubourgs par un ravel (ancien réseau ferré transformé en chemin de promenade). Le premier ravitaillement est là, nous avons fait 20 kms. temps de passage, 2h20. Trop vite, je le sais mais le parcours n'est pas encore trop difficile. Le prochain ravitaillement est au 32èmè kms.
Je découvre Liège sous un autre angle, je savoure. Les promeneurs me regardent, me demande ce que je fais. Leur regard devient bizarre lorsque je leur donne la distance, l'itinéraire, ou leur montre les terrils, sur l'autre versant de la vallée, et leur dit que dans quelques heures, je les monterai tous... je m'en vais alors en leur chantant "Valeureux Liégeois, ..."
Je me sens boosté pour faire les kilomètres suivant : je descend vers Jupille, et sa brasserie, (vous connaissez, Jupiler, Leffe, et bien d'autres...) le parcours, sur cette portion, est facile, et j'arrive au ravito en 4 heures. Je mangedes pains au chocolat, je bois de la bière, un peu d'eau, du coca, j'ai faim, très faim. La bière descend bien. le parcours nous fait traverser toute la brasserie, c'est magique, enivrant, envoutant, (dommage, il n'engage pas pour l'instant), et c'est la larme à l'oeil que je quitte ce petit paradis. Paradis, oui, car les ennuis vont maintenant commencer; pas physique, non, de ce côté, la situation est sous contrôle, je n'ai aucun effet négatif de Millau, le moral est bon, j'ai juste encore froid, mais bon, pas grave, mais les terrils, ceux de la photos, de loin, et bien maintenant, je suis à leur pied. je sais ce que c'est la boue, la neige, le sable, et autres, mais je n'ai jamais couru sur un terril. Et bien, un terril, ça glisse, fort même surtout lorsqu'il fait humide, et un terril, cela monte et c'est raide. Je rejoins au autre concurrent, et nous papotons de choses et d'autres, la vie est belle ! je ne fais pas de commentaires sur cette partie de course car c'est dur, très dur, et je préfère ne garder comme souvenir que le paysage et l'agréable compagnie de mon compagnon de route. Nous redescendons vers le quartier de saint Léonard, au pied de la citadelle, et entamons la montée de la forteresse. Un chemin en briques, usées, glissantes, et en mauvais état. 600 mètres de pieds martyrisés, de genoux qui fléchissent et de chevilles tordus, pour arriver, au dessus de cette difficulté, au troisième ravitaillement, le plus beau : je vais avoir Mon Peket ! Il descend comme de l'eau, et me réchauufe le corps et l'esprit. Il reste 19 kms et je suis en route depuis 6h30. Alain, un organisateur, me dit que la partie suivante n'est pas difficile, mais qu'il y a des casse-pattes. Il n'aura pas tort. Les kilomètres se distillent au gré des coteaux. J'apprécie cette ambiance de course en ville, expérience nouvelle pour moi, même si courir sur les pavés et l'asphalte ne m'enchante pas. Les gens nous prennent pour des sauvages ! Je m'arrète quelques minutes pour regarder encore plus fou : une démonstration de VTT en descente est organisée sur la "Montagne de Buren" et le spectacle que nous donnent ces garçons est époustoufflant.
D'escaliers, en chemins de parc, ou passages étroits entre propriétés et bois pour éviter l'asphalte, le temps passse, vite. Je suis en forme, je sens les bienfaits de mes kilomètres passés. Certains passages me sont tout de même parfois délicats, il ne m'est plus si facile de courir dans les ronces et autres lianes qui jonchent le sol. Ce serait dommage de se faire mal si près du but. Nous aurons vraiment eu tous les types de sols sur ce trail.
18 heures, l'arrivée; il faut faire un tour de stade, j'allonge la foulée, je me sens léger.
9h40 pour 67 kms et 1700m de D+, soit, en gros, 10 minutes de moins pour 5 kilomètres en plus qu'en 2006.

Retenez ce nom : ULTRA TOUR DE LIEGE, une superbe course, une toute belle à mettre à votre palmares.

Valeureux Liégeois

Refrain:
Valeureux Liégeois,
Marchez à ma voix,
Volez à la victoire!
Et la liberté de notre Cité
Vous couvrira de gloire.

Couplets:
1)Célébrons par nos accords
Les droits sacrés d'une si belle course,
Et rions des vains efforts
Que l'ennemi nous oppose.
2)Que peut craindre notre ardeur?
Sous Citadelle nous portons les armes:
A côté de ce vainqueur
Le terril a des charmes.
3)César vainqueur de l’univers
Te décerna le titre de brave,
Des Célestes ne brisa les fers,
Jamais tu ne courus esclave.
4)Tendres époux, jeunes amants
Pour quelques jours, quittez vos belles;
Reparaissez triomphants,
Vous en serez plus dignes d'elles.


2007-10-02 15:14:22 : Une belle histoire ! Millau 2007 - 15 photos - 28 réactions

Le projet ne date pas d'hier, je ne vais pas en refaire la genèse. Notre histoire va donc commencer ce vendredi 28, dans les bouchons de la sortie de Paris, pour descendre sur Millau, que nous atteindrons vers minuit trente.
La nuit est trop courte, debout à 5h30, pour se laisser le temps de prendre le petit déjeuner se préparer et se rendre au PC de course pour la récupération de nos dossards; nous entamons notre dernière phase de préparation, la gestion du mental. Parler avec d'autres coureurs nous aide à tuer le temps, et c'est vers 9h30, relativement en forme, malgré le manque de repos et les heures de route que nous partons en cortège vers la ligne de départ. La tension du depart est palpable, mais l'ambiance est très sereine; l'on ne dirait pas que ces fous vont prendre la route pour 100 bornes...
Le coup de fusil du départ résonne à 10h02 ! et toutes et tous nous élançons vers les routes ensoleillées de l'Aveyron (la météo sera clémente toute la journée).Les premiers kilomètres s'égrainent calmement, et Thyo, bluffante dans ses évolutions de marcheuse atléthique, avance comme une reine au milieu de tous ces coureurs. Rapidement, nous rencontrons des concurents aux mêmes objectifs que nous, et lions connaissance. Le temps passe vite, et bien. La région est vraiment splendide, et nous prenons le temps de faire quelques photos, et de bien profiter de chaque ravitaillement. Ceux-ci sont gargantuesques ! Il y a de tout, du sucré, du salé, des petits pains, de la bière, du coca, du thé, de l'énergétique, de l'eau (oui, tout de même...) et j'en passe.
Nous passons le semi en 2h50, vraiment à l'aise, et conforme à notre plan de route. Au gré des montées et descentes, nous sommes presque tout le temps avec les mêmes personnes, une complicité s'installe, amusante. Rencontrer des gens de tout milieu, toutes cultures, des riches, des pauvres... et partager aussi sereinement est magique. Que penser ou dire à un homme qui court avec une atèle, sur 100 kms, et qui a, à son actif, plus de 25 "100kms" handicapé ? ou comment vivre les émotions de l'épouse de celui qui à fait plus de 530 "100kms", ou de cette dame sortie du cancer depuis peu... Autant de personnes, autant d'aventures, autant de vies.
Nous passons le marathon en 5h50.
En quittant la ville de Millau pour remonter le viaduc, vers le kms 50, nous croisons la voiture ouvreuse, chrono sur le toit affichant le temps de 6h40... le temps du premier ! Il nous reste 50 kms à faire, et le premier nous à mis 44 kms dans le vue ! Un extra terrestre, je ne trouve pas d'autres mots ! Il bouclera son 100 kms en 7h15, avec plus d'une demi-heure sur le deuxième ! Nous sommes scotché à le regarder passer, et nous l'encourageons à pleins poumons et nous déchirons les mains d'applaudir, il est vraiment fort, ce garçon.
La remontée vers le viaduc est dure, mais passe bien, tant le spectacle qui nous est offert est beau ! Je n'ai que de vagues souvenirs de la descente suivante, assez raide. Je me suis empréssé d'oublier à quoi elle ressemblait, sachant que 40 kms plus tard, je l'aurais dans l'autre sens... Nous continuons notre petit bonhomme de chemin et les kms s'enchainent relativement facilement. Thyo vient de s'enfiler un marathon et un semi, mais malgré cela, continue à parler et saluer tout le monde. Il faut dire que depuis le début de la course, nous n'avons pas arrèter de discuter de rire, de jouer avec les autres concurents, les bénévoles, les policers, et gendarmes, les supporters, bref, avec tout le monde; et c'est une vraie partie de plaisir que d'être là ce samedi !
Nous passons les 60 kms et Stéphanie est dans un état euphorique, je dois la freiner car elle veut aller trop vite, et cela ne me plait pas. Il reste 40 kms, je suis presque au bout de ce que je connais comme distance, et appréhende un peu la suite. La côte nous menant vers le kms 70 est longue, usante, et il commence à faire noir. Nous croisons DanL, que nous saluons et encourageons, il est vraiment à l'aise, et ne présente aucun signe de faiblesse (Félicitations). Thyo sur son petit nuage, moi pas trop à l'aise, nous atteignons le dernier sommet avant la descente sur Saint-Affrique. 4 longs kms dans le noir, mais il fait doux, le vent nous raffraichit, et parfois, une légère bruime nous surprend.
Nous atteignons le milieu de cette seconde boucle en 11h16. Nous avons maintenant conscience que nous réaliserons notre rêve ! et prenons le temps de nous faire masser, de bien manger, et de se retaper le physique et le mental. Ce n'est pas que nous avons épouvé de grandes difficultés jusqu'à présent, mais les 75 kms sont là, il faut en tenir compte. Nous prenons 25 minutes pour ces plaisirs, massage, repos, peut-être de trop.
En repartant, Thyo est prise d'un coup de fatigue monstrueux, et parvient tant bien que mal et sortir de ce trou qu'est St Affrique (relisez, plus haut, les 4 kms de descente, dans le noir, il a fallu les remonter, dans la nuit encore plus noire..). Nous profitons du ravitaillement au dessus de cette côte pour nous reposer un peu. De toutes manières, seule l'arrivée compte et décidons de nous laisser glisser vers Millau, sans forcer, mais en profitant de tout ce qui nous entoure. Une fois les 80 kms dépassés, je me sens, comme Thyo 20 kms plus tôt, transporté par une énergie venue dont ne sait où. Tous les 5 kms, au gré des arrêts ravito, nous prenons le temps de papoter avec les coureurs, les bénévoles. A Saint Georges, nous sommes au pied de la dernière difficulté, +/- 5 kms de cote, dont 1.5 en ligne droite... Encore bien qu'il fait nuit, le fait de ne pas voir la difficulté aide à la faire passer.
Le spectacle est grandiose : un à un, les piliers du viaduc, tels des puits de lumière, se montrent devant nous, illuminant le ciel. Le reflet de la lumière dans les nuages accentue l'aspect magique du moment. Nous croiserons encore la route d'Alain, de Maria et de Paulette, avec lesquel(lle)s nous profiterons des derniers kms. Les derniers kms sont vraiment pénibles à Thyo, et elle ne peut cacher son émotion lorsque l'animateur la félicite sur le podium. Elle l'a fait, nous l'avons fait, ce put... de 100 bornes, et nous sommes fatigués (creuvés même) mais pas blessés. La descente sur terre se fera lentement, Thyo au massage, moi, ramassé sur une chaise, en essayant de remettre de l'ordre dans les souvenirs du jour.
Faire un 100 kms, oui, facile, il suffit de s'entrainer, d'avoir beaucoup d'humilité, face à la course, face à soi, face aux autres.
faire un 100 kms, oui, un beau concentré de vie, tant par la diversité des personnes rencontrées, que ce qu'il représente, avec ses joies, ses peines, ses souffrances, ses blessures, ses émotions, ses contradictions, ses réussite, ses erreurs, ses faiblesses... pour en arriver au bout du tunnel !

2007-09-24 14:43:22 : Mon Homéopathie, et la course à pied - 1 photo - 28 réactions

En faisant une petite recherche sur l'homéopathie et le sport, j'ai trouvé ce petit résumé de la trousse du sportif qui souhaite aller plus loin en se préservant au mieux, avec ce que la nature lui propose. J'utilise fréquemment plusieurs de ces produits, et ne peux que m'en féliciter. Ils ne servent pas à améliorer la performance, mais à préserver l'organisme des effets parfois traumatisant de la course.


La trousse du sportif :

ACONITUM NAPELLUS 15H : pour la prévention du stress du sportif de haut niveau lorsque l’anxiété s’accompagne d’agitation.

ARNICA MONTANA, de la 5 à 9H : est utilisé pour tous les traumatismes : ecchymoses, foulures, plaies, soins pré et post-opératoires. Cœur forcé.

BRYONIA 5H : pour les rhumatismes, tendinites et douleurs articulaires.

CALCAREA FLUORICA 4H : à prendre une semaine avant, et pendant la pratique d’un sport à risque, ski par exemple pour les sujets aux articulations fragiles.

CHAMOMILLA 5 à 15 H ; lorsque la douleur, quelle que soit sa cause est intolérable.

CHINA 9H : Pour tout type d’hémorragie, pour la fatigue liée à la déshydratation.

COFFEA 5 à 9H : calme les hyperexcitations et les insomnies précédant les rencontres sportives.

CUPRUM METALLICUM 5H : prévient et atténue les crampes et les spasmes musculaires.

DULCAMARA 7H : pour les nageurs, enfants surtout, pour celles et ceux qui s’enrhument après l’entraînement et les matchs (maillot mouillé), une prise avant et après le sport.

IGNATIA AMARA 9 à 15H : agit sur l'hypersensibilité émotionnelle et l'hyperesthésie sensorielle. À prendre la veille et le jour de l’épreuve.

NATRUM MURIATICUM 9H : lorsque le risque de déshydratation est majeur : marathon, courses cyclistes, automobile… une prise avant et après effort avec CHINA.

NUX VOMICA 5 à 9H : pour les syndromes digestifs, les troubles du caractère, irritabilité, et les insomnies.

RUTA GRAVEOLENS 5H : pour les inflammations et douleurs tendineuses, ligamentaires, périostées, musculaires…

RHUS TOXICODENDRON 5 à 15H : pour les courbatures, les raideurs articulaires, et la fatigue excessive.

SARCOLATICUM ACIDUM 7H : pour les sportifs sujets aux courbatures, avec ARNICA.

ZINCUM METALLICUM 7 à 9 H : pour la fatigue suivant l’effort physique, le syndrome des jambes sans repos (très très efficace), à prendre pendant et après l’effort.

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